En cette période de l'année particulièrement agitée, Benoît XVI a rappelé que Dieu ne se trouve pas dans le "vacarme". "Ce qui est réellement grand passe souvent inaperçu", a expliqué le pape. Et le silence tranquille se révèle "plus fécond que l’agitation frénétique qui caractérise nos villes".
A l'occasion de la fête de l'Immaculée Conception, le 8 décembre, Benoît XVI est revenu sur l’Evangile de l’Annonciation, dans lequel l’ange Gabriel annonce à Marie sa maternité divine. Il a affirmé que si un événement du genre avait lieu à notre époque, il ne laisserait pas de traces dans les journaux et les revues. "Car c’est un mystère qui se déroule dans le silence".
Pour percevoir le dessein de Dieu, il faut descendre à un niveau plus profond, où les forces en action ne sont "pas économiques et politiques, mais morales et spirituelles".
"Le salut du monde n’est pas l’œuvre de l’homme, de la science, de la technique ou de l’idéologie, a expliqué Benoît XVI, mais il vient de la Grâce". Marie, "pleine de grâce", rappelle ainsi que "la puissance d’amour de Dieu est plus forte que le mal". Elle peut combler les vides que l’égoïsme provoque dans l’histoire des hommes, des familles, des nations et du monde. Benoît XVI a souligné que les faux remèdes que le monde propose pour remplir ces vides – la drogue en est emblématique – "élargissent en réalité le gouffre".
Benoît XVI a assuré que la Grâce menait à la vraie joie, qui ne dépend pas de la possession des choses, mais est, à l'inverse, enracinée au plus profond de l’homme. "Le christianisme est un ’Evangile’, une ’bonne nouvelle’. Certains pensent pourtant qu’il s’agit d’un obstacle à la joie, car il y voient un ensemble d’interdictions et de règles. En réalité, le christianisme est l’annonce de la victoire de la grâce sur le péché, de la vie sur la mort." C'est pourquoi l’homme "doit apprendre à dire non à la voix de l’égoïsme et à dire oui à celle de l’amour authentique".
Le dogme de l’Immaculée conception de Marie fut proclamé par Pie IX en 1854 dans la Constitution apostolique Ineffabilis Deus. Ce dogme stipule que la mère du Christ a été "préservée du péché originel et de toute forme de péché" en vertu d’une grâce exceptionnelle. La statue de la Vierge fut élevée place d’Espagne deux ans après la proclamation du dogme.
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