Le 7 septembre, les membres des Eglises chrétiennes de Bruxelles se sont rassemblés en la cathédrale des Saints Michel et Gudule pour y célébrer un Temps pour la Création.
Proposée par l’Eglise protestante unie, l’Eglise orthodoxe, l’Eglise catholique et l’Eglise anglicane, l’initiative visait à attirer l’attention des chrétiens sur la sauvegarde urgente de la Création, dans le cadre du ’Temps pour la création’ qui se déroule chaque année du 1er septembre (premier jour de l’année liturgique orthodoxe) au 4 octobre (fête de Saint François d’Assise, saint patron des animaux et de l’environnement).
A l’approche de la Conférence sur le Climat des Nations Unies qui se tiendra à Paris, du 30 novembre au 11 décembre, et dans le sillage de la Journée de prière pour la Création du 1er septembre, les principales Eglises chrétiennes se sont mobilisées pour rendre grâce à Dieu et prier pour que les questions environnementales et humaines qui lui sont liées entrent davantage dans les préoccupations et engagements des croyants.
En ouverture de célébration, de la terre, une plante, de l’eau, ainsi que des fruits et légumes ont été apportés. Il s'agissait de symboliser la création à la fois sauvée par le Christ et menacée par l’homme, pourtant appelé à la responsabilité en son jardin. Autour de la Lettre aux Romains et de Psaumes, la prière commune a offert aux participants d'être touchés par les cris d’un monde en péril et par les appels d’une Création que Dieu lui-même souhaite mener à bien.
Enfin, dans sa prédication, le pasteur Steven Fuite, Président du Conseil synodal de l’EPUB, a exhorté les Eglises chrétiennes à «entendre ensemble l’appel dans le soupir de la création. Celle-ci n’est pas nôtre, traiter la terre comme une possession, une propriété humaine et lui infliger des souffrances constitue une non reconnaissance honteuse de la grandeur du don, de la grandeur du Donneur, une non reconnaissance du miracle de la vie. La Terre est un cadeau, et pas une plaine de jeu: voilà le message que l’Eglise chrétienne ainsi que les autres religions devront faire passer en priorité.» En lien avec les évidentes urgences liées à l’arrivée de migrants en Europe, Steven Fuite a enjoint les membres de l’assemblée à faire de la terre un lieu d’accueil et de respect: «En étant ici aujourd’hui, nous reconnaissons vouloir entendre les soupirs de la création et des créatures. Que nous voyons et voulons voir, que nos yeux s’ouvrent. Ensemble, en compagnie d’autres partisans, nous pouvons faire de notre Terre malade, malmenée et meurtrie, un nouveau foyer de Dieu fertile et accueillant, où chacun peut vivre.»
vicariat de Bruxelles

