Le Centre spirituel « Notre-Dame de la Justice » : un joyau aux abords de la forêt de Soignes


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Le Centre spirituel « Notre-Dame de la Justice » : un joyau aux abords de la forêt de Soignes
Par Geert De Kerpel
Publié le
4 min

Le 21 avril, nous avons organisé la sortie annuelle du personnel avec les collaborateurs de l’archidiocèse installés au Wollemarkt à Malines. Cette fois-ci, elle nous a conduits au centre spirituel « Notre-Dame de la Justice », à l’orée de la forêt de Soignes à Rhode-Saint-Genèse. Notre hôte, Maxime de Roissart, nous a fait découvrir le joyau qu’est cette maison, dédiée aux retraites et à la formation, ainsi qu’une chapelle moderne unique en son genre, avant de nous emmener à la découverte de la nature environnante, d’une beauté exceptionnelle.

Le centre « Notre-Dame de la Justice » a été construit en 1960 à proximité de l'endroit où Marie est vénérée depuis le début du siècle dernier et où une grotte de Lourdes a été érigée en 1930.

C'est une religieuse bruxelloise, sœur Estelle, qui, vers 1910, a fixé une potale aux branches d'un peuplier le long de l'avenue Brassine à Rhode. Elle souhaitait ainsi remercier Dieu de l'avoir guérie, grâce à l'intercession de Notre-Dame de Lourdes, d'une maladie cardiaque. Très vite, ce lieu est devenu un petit sanctuaire où les promeneurs s’arrêtaient ou que l’on venait spécialement visiter. Plus tard, des ex-voto y ont fait leur apparition. En 1930, une grotte a été construite et, dès lors, des célébrations y ont également eu lieu.

Chapelle moderne

Vingt ans plus tard, une chapelle pouvant accueillir deux cents personnes ainsi qu'un couvent furent construits. Les plans furent dessinés par le célèbre architecte Antoine Courtens, élève de Victor Horta. Son œuvre s'inscrivait principalement dans les courants de l’Art déco, du modernisme et du traditionalisme rural. Pour Notre-Dame de la Justice, il a conçu un espace de prière très original où la lumière du soleil, qui pénètre tout au long de la journée, joue un rôle central grâce à des vitraux audacieux. L'expérience du visiteur qui pénètre dans cette église est tout simplement époustouflante. Immédiatement et irrésistiblement, le jeu de la lumière et de l'ombre attire l'attention sur le chœur. Cette lumière unique vous attire pour ainsi dire vers elle.

L'expérience du visiteur qui pénètre dans cette église est tout simplement époustouflante

Le centre spirituel, construit en 1960, est devenu en 1994 la propriété de l'archidiocèse de Malines-Bruxelles. Une équipe composée de professionnels et de bénévoles, en collaboration avec les services du diocèse, assure l'accueil et l'accompagnement des groupes qui y viennent pour se ressourcer ou suivre une formation. Il a récemment fait l'objet d'une rénovation en profondeur. Le centre dispose d'une quarantaine de chambres individuelles, de diverses salles, d'une bibliothèque et d'espaces de détente. Les repas sont préparés sur place dans la cuisine rénovée. Outre la grande chapelle unique en son genre, il y a également deux chapelles plus petites.

La forêt de Soignes et Ruusbroec

Mais le plus grand atout de Notre-Dame de la Justice à Rhode-Saint-Genèse est sans conteste la magnifique forêt de Soignes, à laquelle elle est littéralement adossée. Ce vaste poumon vert historique offre des possibilités uniques à ceux qui recherchent le calme, le silence, la réflexion ou la cohésion de groupe. Nous avons pu le constater par nous-mêmes lors de la promenade de près de trois heures guidée par Maxime de Roissart, responsable du centre spirituel. Avec un enthousiasme débordant et inébranlable, il nous a parlé de l’écosystème unique de cette forêt, avec ses hêtres centenaires s’élevant vers le ciel qui forment, pour ainsi dire, une cathédrale naturelle.

En chemin, Paul Van der Stuyft, le prêtre rattaché au centre, nous a également parlé de la vie et de l'œuvre du grand mystique médiéval Jan van Ruusbroec (1293–1381). Celui-ci fut d'abord, pendant de nombreuses années, attaché à la collégiale Sainte-Gudule de Bruxelles (qui deviendra plus tard la cathédrale). C'est d'ailleurs de cette époque que datent ses premiers ouvrages, rédigés en néerlandais moyen et non, comme c'était l'usage à l'époque, en latin. Il s'est ensuite retiré avec quelques amis dans la forêt de Soignes pour mener dès lors une vie recluse à Groenendaal.

Ruusbroec est considéré comme l’un des plus grands mystiques de la littérature mondiale

Mais nombreux furent ceux qui vinrent le trouver à Groenendaal et ses écrits acquirent une renommée croissante. Notre guide nous a fait remarquer que Ruusbroec n’avait absolument pas l’ambition de publier, mais que ses écrits sont surtout le résultat de la mise par écrit de ce qu’il répondait aux nombreuses questions de ses visiteurs. Ruusbroec est considéré comme l’un des plus grands mystiques de la littérature mondiale. Il a été béatifié en 1908. Dans la ferme de l'ancien prieuré de Groenendaal, à environ une heure de marche du centre Notre-Dame de la Justice, se trouve aujourd'hui le "Bosmuseum Jan Van Ruusbroec", le musée de la forêt Jan van Ruusbroec.

Nous avons clôturé cette belle après-midi, baignée par un soleil printanier bienfaisant, par une célébration eucharistique présidée par notre archevêque, Mgr Terlinden, suivie d’un repas un repas cuisiné par l'équipe locale . La périphérie sud de Bruxelles, calme et verdoyante, ainsi que l’archidiocèse nous ont accompagnés jusqu’à la tombée de la nuit, alors que nous rentrions chez nous.

Vous souhaitez en savoir plus sur le centre Notre-Dame de la Justice ? Vous trouverez toutes les informations sur https://www.ndjustice.be/

Geert De Kerpel
(traduction Véronique Fabri)

 


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