SOS Eglise en détresse (2/2)


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SOS Eglise en détresse (2/2)
Par Vincent Delcorps
Publié le
2 min
© CathoBel

La semaine dernière, nous posions – sereinement – le constat d’une Eglise en crise. Nous nous plongions aussi dans le passé, afin de mettre celle-ci en perspective. Nous rappelions enfin que toute crise offre l’occasion – et, parfois même, impose – d’inventer des chemins nouveaux.

Dimanche participe activement à ce travail d’analyse, de réflexion et de mise en dialogue. C’est dans cette optique que nous présentons, cette semaine, deux démarches. Qui sont totalement distinctes l’une de l’autre. Mais qui se caractérisent par plusieurs points communs.

- Ce sont des démarches collectives. Nous avons tous rencontré, au sein de l’Eglise ou ailleurs, des personnes persuadées de détenir la vérité. Ici, la logique est autre. Des baptisés se sont mis ensemble, sans nécessairement se connaître, rassemblés par des préoccupations et des interrogations communes. Ils se sont écoutés, se sont abreuvés à des sources extérieures, aux Ecritures. Et ont tenté de se mettre à l’écoute de l’Esprit.
- Ce sont des personnes engagées. La majorité des personnes qui ont participé à ces processus sont actives dans la vie de l’Eglise – certaines exerçant même une mission directement reçue de leur évêque. Ce n’est pas anodin: cela signifie autant leur attachement à l’Eglise que leur connaissance intime de son fonctionnement.
- Ce sont (notamment) des femmes. Faudrait-il des femmes prêtres? Nous n’ouvrirons pas la question ici. En revanche, il nous semble difficilement contestable que, malgré les récents progrès, les femmes demeurent insuffisamment entendues et valorisées dans notre Eglise. Le fait que ces deux démarches soient largement portées par des femmes doit nous inciter à leur offrir une attention toute particulière.
- Ce sont des processus lents. Des deux côtés, on a pris le temps. Les rencontres, régulières, se sont étalées sur plus d’un an. Jamais on ne s’est enfermé dans un agenda. Ni même dans la nécessité d’obtenir des résultats. Ces personnes ont vécu une expérience synodale.

Les conclusions tirées par ces personnes vont assez loin. Certaines pourraient rencontrer votre désapprobation. Mais pourrions-nous vous inviter à ne pas rejeter trop vite ces démarches pour autant? Car si elles sont le signe d’une Eglise en crise, elles témoignent aussi de la vie qui demeure en son sein. Et de cette vie, il faut absolument prendre soin.

Vincent DELCORPS

Catégorie : En dialogue

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