Soutenir les endeuillés


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Soutenir les endeuillés
Par Angélique Tasiaux
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
3 min

Cela fait quinze ans maintenant que l'Eglise investit les cimetières en période de la Toussaint. L'idée est simple, puisqu'il s'agit d'offrir une présence bienveillante aux personnes qui se rendent sur les tombes de leurs proches.

Animatrice paroissiale dans l'UP l'Olivier de Jette-Ganshoren, Virginie Dusenge est convaincue de l'importance d'une présence dans les cimetières. "Nous nous adressons au tout venant, sans demander la carte de baptême ! Pendant cette période particulière liée au Covid-19, l'Eglise occupe une place dans l'accompagnement de la personne à travers tous les états, y compris le moment du départ. Elle est aussi là pour les personnes éprouvées par le décès d'un proche." La présence des bénévoles qui se relaient toutes les heures est saluée par les passants. "Certains sont pressés, mais d'autres nous remercient et échangent avec nous à propos de leur foi ou de leur religion. D'autres encore sont contents de revoir un prêtre qui a célébré des funérailles dans leur famille et vont prier avec lui sur la tombe de leur défunt. Certaines familles reviennent même avec les cartons des années précédentes ! Et les paroissiens sont heureux de retrouver les prêtres et les autres membres de la communauté." Pourtant, Virginie l'admet, il n'est pas simple de recruter de nouveaux bénévoles, à cause du lieu et par peur d'être confronté soi-même à la souffrance des visiteurs.

Si une douzaine de communes bruxelloises répondaient présentes avant la pandémie, elles seront seulement trois à collaborer à l'opération lancée en 2006 dans l'Eglise de Bruxelles. En effet, la possibilité d'un accueil personnalisé aura lieu dans les seuls cimetières d'Uccle, de Jette et de Saint-Josse. "Un accueil physique y est assuré à l'extérieur des cimetières", nous précise Dominique Graye, active au centre pastoral. "Une carte bilingue est proposée aux personnes qui se déplacent. La possibilité d'une écoute et d'un échange est assurée. Et dans la mesure du possible, un prêtre est présent pour éventuellement bénir une tombe ou prier avec les personnes qui en feraient la demande."

Une commémoration personnalisée

Dans le vicariat du Brabant wallon, l'idée de l'Action Toussaint a fait son chemin et des cartes sont également proposées à la distribution des volontaires désireux de s'associer à la démarche. Comme le souligne le chanoine Eric Mattheeuws sur le site du vicariat : "Plus que jamais, ce moment de communion et d’espérance sera précieux, vu le nombre de familles éprouvées qui n’ont pas pu exprimer leur deuil comme elles l’auraient souhaité." Souvenez-vous, l'an dernier le confinement reprenait ses marques et, dès le 2 novembre 2020, les célébrations liturgiques publiques n'étaient plus autorisées, tandis que les funérailles étaient admises avec un maximum de quinze personnes. Dès lors, les familles endeuillées n'avaient pu participer à la messe de commémoration de tous les défunts qui a traditionnellement lieu le 2 novembre. "Dans l'UP Sainte-Croix – Saint-Etienne, une quinzaine de familles ont demandé d'insérer leur défunt décédé en 2020 dans la messe de cette année. D'habitude, les familles endeuillées y sont invitées, mais, l'an dernier, nous nous sommes seulement retrouvés au cimetière. Du coup, nous avons envoyé un courrier avec une invitation personnelle pour les familles qui ont eu un décès pendant l'année écoulée ou la précédente, avec des funérailles dans l'UP. C'est l'occasion de vivre un moment de mémoire et d'espérance avec le soutien de la communauté chrétienne. L'équipe de préparation des funérailles est présente lors de la célébration du 2 novembre et accueille les familles concernées. Une bougie est déposée auprès du cierge pascal", détaille l'abbé Mattheeuws.

Angélique TASIAUX

Infos :
Permanences assurées
– dans le cimetière d'Uccle (avenue de la Chênaie 125), le dimanche 31 octobre l’après-midi et le lundi 1er novembre toute la journée
– dans le cimetière de Jette (rue Secrétin, 2), le lundi 1er novembre de 10h à 16h.
– dans le cimetière de Saint-Josse (rue Henri Chomé, 9), le lundi 1er novembre de 14h à 17h.
Pour consulter le site du centre pastoral Bruxelles
Des exemplaires de ces cartes sont également disponibles au vicariat du Brabant wallon.

Illustration (c) CC0 Pxhere

Catégorie : Eglise Belgique

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