Les Belges sont réunis à Cracovie depuis le début de la semaine. Flamands et francophones ont d'abord vécu un temps de retrouvailles, avant de bénéficier d'enseignements de plusieurs évêques. Compte-rendu.

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Avant la messe d'ouverture présidée par le Cardinal Stanislas Dziwisz qui a donné le coup d'envoi des XXXIes Journées mondiales de la jeunesse, un millier de Belges se sont rassemblés à l'église Saint-Joseph de Cracovie. "D'entendre au même moment chacun prier dans sa langue (flamand ou français), raconte Céline, ça m'a montré l'unité du pays qui existe encore!" Ce rendez-vous belge était aussi l'occasion de partager les expériences vécues lors des pré-JMJ dans leurs communautés et groupes respectifs. Les jeunes ont effectivement fait la route vers Cracovie via des itinéraires différents, soit en découvrant les grandes villes européennes, soit en passant du temps en Pologne, soit accompagnés d'une communauté spirituelle précise. "Nous ne nous connaissions pas il y a encore une semaine", confirme Céline.
Les jeunes participants francophones racontent ensuite les enseignements qu'ils ont reçu des évêques présents pendant ces Journées mondiales de la jeunesse. D'abord, l'évêque de Bruxelles: "Mgr Kockerols nous a donné un petit enseignement sur le deuxième chapitre des Actes des apôtres : grimpant sur une chaise, il nous a parlé des quatre pieds de cette chaise, solides et d'égales longueurs qui assuraient sa solidité. Nous aussi, nous pouvons nous appuyer sur quatre piliers dans l'Église : l'enseignement et la foi des Apôtres, la prière personnelle, la communion fraternelle et la fraction du pain."
Bienveillants envers nos frères
Les Belges francophones ont rejoint le lendemain un groupe de Français pour suivre l'une des catéchèses prévues aux J.M.J. C'est l'archevêque de Lille qui enseignait sur le « temps de la miséricorde ». Les jeunes résument le propos de Mgr Ulrich: "alors que le monde souffre chaque jour du mal et d'attentats, nous sommes invités à donner un témoignage de miséricorde en nous libérant de l'esprit de domination et des diverses formes d'esclavage qui nous retiennent. Alors, en devenant bienveillants envers nos frères et en cherchant à faire naître du neuf, nous pourrons montrer la bienveillance de Dieu là où nous sommes".
En marge des rassemblements et des temps de catéchèse, Céline confie sa réaction à la prise d'otages meurtrière qui s'est déroulée dans une église française: "Nous étions tous choqués. Ma première réaction a été de me mettre à prier pour ce prêtre et pour la communauté paroissiale endeuillée. Non seulement nous prions pour le père Hamel, mais aussi pour toutes les victimes d'attentats dans le monde. L'actualité nous montre que nous devons rester unis, ne pas céder à la tentation de faire des amalgames. Personnellement, je pense que la violence n'est pas faite au nom d'un Dieu, mais seulement pour créer de la violence."
Anne-Françoise de Beaudrap (avec jmj.be)
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