Eloge du travail


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Eloge du travail
Par La rédaction
Publié le - Modifié le
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A l’heure où le travail n’a plus la cote, pour de multiples raisons, qui relèvent d’aspects conventionnels ou personnels, l’épuisement guette de nombreux travailleurs. Un nouveau nom a même été trouvé pour décrire la pénibilité de la situation. Le burn-out, cet anglicisme, est devenu commun, au point que chacun connait dans son entourage proche un ou plusieurs travailleurs atteints de ce syndrome.
Parfois usant, pénible, routinier voire assommant, le travail n’en est pas moins épanouissant ou stimulant pour d’autres, n’en déplaise aux rabat-joie. Est-il besoin de rappeler combien une activité professionnelle rémunérée inscrit le travailleur, indépendant ou salarié, dans la société contemporaine? Par-delà une dimension pécuniaire, l’exercice d’une profession, que ce soit dans le secteur marchand ou non marchand, donne la possibilité de participer à un projet. Certes l’adhésion aux dimensions éthiques de celui-ci n’est pas nécessairement évidente pour tous les travailleurs. Et c’est là que le bât blesse pour ceux qui se trouvent confrontés à des prérogatives distantes de leurs aspirations ou convictions éthiques. Mais, lorsqu’il y a adéquation entre les valeurs collectives et individuelles, le collaborateur se sent pousser des ailes! Le sentiment d’appartenance à une équipe motive d’ailleurs de nombreux travailleurs, au point de mener quelquefois à des débordements du temps de travail pour pallier les carences du système. Soit. Sans l’idéaliser ni lui ôter sa faculté nourricière, l’occupation professionnelle donne du sens au déroulement des jours. La fierté du travail accompli est également valorisante. Par extension, combien de volontaires ou de bénévoles ne se réjouissent-ils pas de retrouver l’association qu’ils soutiennent de manière régulière? Ce rendez-vous cristallise toute leur énergie, il leur procure souvent un sentiment d’utilité bénéfique. Au-delà du réseau professionnel, une activité hors de la cellule familiale insère l’individu dans une dimension collective. L’être humain est par définition social. Que le mode de rétribution actuel ne convienne pas aux aspirations d’une frange de la population n’enlève pas l’apport bénéfique d’un engagement. A l’image de la société, le rapport au travail est en pleine mutation. Tant mieux. Le questionnement nourrit le débat.

Angélique TASIAUX
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