Frasnes: « Futur d’espoir » présenté à la Belle-Eau


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Frasnes: « Futur d’espoir » présenté à la Belle-Eau
Par Manu Van Lier
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
2 min

A l'initiative du groupe Pauvretés-Solidarités du doyenné de Frasnes et du Frênegal, Guillaume Thébault, un jeune originaire de Viry en Haute-Savoie, a été invité à présenter son film « Futur d'espoir » dans une salle comble.

C'est un travail de fin d'humanités qui a été motivé par l'inquiétude qu'il porte aux méthodes d'agriculture actuelles. Tout semble fait pour favoriser les grandes exploitations, la mécanisation à outrance, l'utilisation d'intrants nocifs pour l'homme et la nature. Il s'est aperçu, suite à des rencontres avec des scientifiques, certains hommes politiques et surtout des horticulteurs et agriculteurs qui envisagent autrement leur profession, qu'une alternative est possible : traiter autrement la terre, utiliser des méthodes douces qui nécessitent peut-être plus de travail manuel, écouler sa production par des circuits courts auprès de citoyens (ce que fait le Frênegal) à la recherche de qualité alimentaire optimale quitte à payer un peu plus.

Ce film est fait d'interviews de scientifiques, groupes de réflexion et témoignages d'hommes de terrain. Il remet en cause les pratiques les plus subsidiées par l'UE et qui entraînent la diminution du nombre d'agriculteurs et pour les autres une spirale d'endettement. On peut trouver le bonheur en mettant d'autres valeurs que l'argent en priorité, par exemple la solidarité, les rencontres, le partage des compétences que ces circuits courts ou une vie plus proche de la terre procurent. Et ceux qui s'y appliquent témoignent de leur satisfaction.

Comment changer les idées ? Par l'exemple des convaincus, par une éducation dès le plus jeune âge, en faisant comprendre que dans le mode de vie actuel la survie des hommes sur la planète est menacée.
Le débat qui suivit ne fut pas polémique car c'est une salle remplie (NDLR plus de 200 personnes) de partisans de ce changement de mentalité qui a suivi avec attention la démonstration du jeune Guillaume Thébault. Mais comme le fit remarquer une participante il faudra que les jeunes acceptent davantage le travail manuel, un engagement personnel dans un mode de vie plus contraignant plutôt que de passer au self-service où tout vous est dispensé. Et une autre d'ajouter : nous consommateurs, par nos choix de vie, nous pouvons agir sur ce changement.

Catégorie : Eglise Belgique

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