C’est reparti !


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C’est reparti !
Par Angélique Tasiaux
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
2 min

AngeliqueCEB par ci, CE1D par là… Dans bon nombre de familles belges et d’ailleurs, le mois de juin est synonyme d’ambiance monacale, voire d’atmosphère studieuse à outrance. La démesure n’est jamais loin de ces épreuves scolaires. Pour preuve, le décompte entrepris par la presse généraliste, qui énumère les jours et le clame sur tous les tons publicitaires: dans une semaine, dans cinq jours, dans deux jours… Et voilà les parents inquiets censés se précipiter dans les kiosques pour acquérir le fameux contrôle et son corrigé magique.

Tous ces examens incitent à revoir la matière engrangée, avec plus ou moins de réussite. Leur institutionnalisation et cette nomenclature qui va de pair concourent à formaliser les épreuves; le décorum en impose davantage aux élèves. Est-ce à dire qu’ils apprennent avec davantage d’enthousiasme? Les citoyens de demain sont sur les bancs de nos écoles… L’éveil des consciences passe par une formation juste et propice à la réflexion.

Il n’aura pas échappé non plus aux observateurs que cette session va être chahutée par des événements sportifs, d’ordre au minimum planétaire. Le foot et son festival coloré s’invitent dans les soirées, en lieu et place des révisions escomptées! L’excitation est à son comble en faveur de l’équipe nationale. Pour s’en convaincre, il suffit d’observer les drapeaux tricolores arborés sur les voitures et les maisons de supporters en liesse. Le marketing exploite à merveille cet attachement national et propose à la vente de multiples accessoires, du plus drôle au plus grotesque.

En ces temps de disette sociale, les dirigeants politiques et économiques se réjouissent de cet heureux concours des éphémérides qui vont instiller de la bonne humeur au creux des revendications de tout poil. Car ce printemps fut torride. Une revendication en a chassé une autre. Qui se souvient encore des doléances des gardiens de prison ou des conducteurs des TEC? A présent, c’est le courrier qui tarde à être trié… L’emballement social a pour corollaire l’engouement pour une cause commune. Jadis, les Romains recouraient à l’argument massue "du pain et des jeux" pour calmer les foules. A présent, dans ce monde surmédiatisé, l’emballement médiatique ne connaît plus de limites et les crispations sont relayées dans la minute aux quatre coins du royaume. Silence, on étudie!

Angélique TASIAUX

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