La finitude humaine


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La finitude humaine
Par Angélique Tasiaux
Journaliste de CathoBel
Publié le
2 min

bougie (c) Fotolia

Ces derniers jours, la peur semble devenue l'unique conseillère des dirigeants, obnubilés par les résultats des scrutins à venir ou leur éventuelle responsabilité en cas de nouvelle attaque terroriste. Or, faut-il le rappeler, la sécurité absolue est un leurre. Notre condition humaine est par essence mortelle, quelles que soient nos aspirations.

La démocratie ne s'impose pas d'un coup de baguette magique; elle s'apprend. L'Occident a connu le siècle des Lumières avant de généraliser à l'ensemble de la population ses options de vie révolutionnaires. Seule l'éducation permet d'asseoir un régime politique équilibré. La critique y a alors sa place, parce qu'elle sert de moteur et non de frein aux avancées législatives et doctrinales.

En diabolisant quelques individus, nous leur accordons la victoire, puisqu'ils recherchent la notoriété dans l'espace public et la paralysie d'un mode de vie. La liberté de pensée et de mouvement, notre liberté, est l'unique garante de la démocratie. Or, en limitant les gestes de la population, se trouvent posés les germes d'un démantèlement de la démocratie, avec pour corollaire extrême un régime autoritaire ou dictatorial, prétendument sécurisé. La peur collective conseille les dirigeants à exercer davantage encore leur droit de décision. Envers et contre tous, fût-ce au détriment de la démocratie elle-même. Raison de plus pour que la vigilance des citoyens s'exerce. Nous devons être les ultimes vigies d'un système politique fragilisé par le fanatisme. A nous de trouver les mots justes pour dénoncer les abus, tous les risques d'abus.

Les attaques terroristes laisseront indéniablement des traces sur notre rapport à la liberté, qu'il soit collectif (quelle est la portée autorisée ou admise du droit de regard de l'autorité? A partir de quelle limite devient-elle intrusive?) ou individuel (jusqu'où sommes-nous prêts à nous délester de notre autonomie?). Des choix fondamentaux devront être posés entre un monde surprotégé et un univers certes plus risqué, mais aussi plus tolérant. La créativité et l'audace sont l'apanage d'un tel mode de pensée.

Angélique TASIAUX

 

 

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