Angélus : le pape invite à imiter les Saints


Partager
Angélus : le pape invite à imiter les Saints
Par Pierre Granier
Journaliste de CathoBel
Publié le
4 min

Angelus_Pape_Toussaint_2015"Notre nom de famille c’est Dieu, parce que nous sommes ses enfants." Le pape François l’a affirmé, ce dimanche 1er novembre, solennité de la Toussaint, avant la prière de l’Angélus avec les pèlerins rassemblés place Saint-Pierre. Le Saint-Père a exhorté les fidèles à prendre conscience de ce don inestimable, à se souvenir que dans le baptême ils ont reçu le "sceau" du Père Céleste et sont devenus ses enfants.

C’est là que se trouve la racine de la vocation à la sainteté, a précisé le pape François, et les saints dont nous faisons mémoire sont justement ceux qui ont vécu dans la grâce de leur baptême et qui ont conservé ce «sceau» dans son intégrité, en agissant comme des enfants de Dieu, en s’efforçant d’imiter Jésus. Ils ont atteint le but final, car ils voient enfin Dieu tel qu’Il est. Ils appartiennent à Dieu en plénitude et n’appartiennent qu’à Lui.

Amour et miséricorde

Les saints sont des exemples à imiter, pas seulement ceux qui ont été canonisés, mais aussi les nombreux saints que nous avons rencontrés dans nos familles, parmi nos amis ou nos connaissances, toutes ces braves personnes que nous qualifions de «Saint homme» ou de «Sainte femme». Le pape François a exhorté les fidèles à imiter leurs gestes d’amour et de miséricorde: un acte de tendresse, une aide généreuse, du temps passé à écouter, une visite, une parole aimable, un sourire… ces gestes évangéliques, qui peuvent paraître insignifiants, résistent à la destruction de la mort, car l’amour et la compassion sont plus forts que la mort.
Le Souverain Pontife a par ailleurs insisté sur l’importance de la Communion des saints, notre grande famille, que composent tous les membres de l’Eglise, ceux qui sont encore pèlerins sur la terre, et, beaucoup plus encore, ceux qui l’ont quittée pour aller au Ciel. Nous sommes tous unis, c’est la «Communion des saints», la communauté de tous les baptisés.

Appel à la fin des violences en Centrafrique

Par ailleurs, à l’issue de la prière de l’Angélus, François a lancé un appel aux parties en conflit en Centrafrique. «Les douloureux épisodes, qui ces derniers jours ont envenimé la situation délicate de la République centrafricaine, suscite en mon âme une vive préoccupation», a déclaré le pape François qui a dit faire appel aux parties en conflit «afin de mettre fin à ce cycle de violences».
Le Saint-Père a exprimé sa solidarité «à l’Eglise, aux autres confessions religieuses et à la nation toute entière si durement éprouvée» souhaitant la mise en œuvre de «tous les efforts pour dépasser les divisions et reprendre le chemin de la paix». Le pape a exprimé sa proximité aux pères Comboniens de Notre-Dame de Fatima à Bangui, la capitale, qui accueille de nombreux déplacés. Et il a conclu en rappelant qu’il doit se rendre dans le pays à la fin du mois, du 29 au 30 novembre: «Pour manifester la proximité de toute l’Eglise à cette nation si affligée et tourmentée et exhorter les Centrafricains à être toujours plus des témoins de miséricorde et de réconciliation, dimanche 29 novembre, je souhaite de tout cœur ouvrir la porte sainte de la cathédrale de Bangui, durant le voyage apostolique que j’espère pouvoir réaliser dans cette nation.»

Une spirale de violences

Ces dernières semaines, les affrontements se sont multipliés dans le pays, en particulier dans la capitale. Plus de soixante morts sont à déplorer depuis septembre dernier. Samedi 31 octobre, au moins deux personnes ont été tuées et plusieurs blessées à Bangui par des musulmans armés qui ont lancé de nouvelles attaques contre des quartiers abritant des chrétiens dans le sud-ouest de la capitale, selon l'AFP. Le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la rébellion Séléka a plongé le pays dans une profonde crise déclenchant une vague de violences entre différentes communautés.
Depuis deux ans, les responsables religieux de la capitale centrafricaine mobilisent ensemble leurs énergies au service du retour à la paix civile dans leur pays. Mgr Dieudonné Nzapalainga l’Archevêque de Bangui, a ainsi reçu plusieurs prix, dont celui des Droits de l’Homme des Nations Unies pour son action en faveur de la paix.
En recevant, en mai 2015 les évêques centrafricains, le pape François avait déjà manifesté sa proximité aux populations. «Je sais les souffrances que le peuple de Centrafrique a vécu et vit encore», avait-il déclaré. «C’est quand la haine et la violence se déchaînent, que nous sommes appelés à répondre par le pardon et l’amour. Et si, hélas, cela n’a pas toujours été le cas, c’est bien le signe que l’Evangile n’a pas encore partout pénétré profondément le cœur du peuple de Dieu, au point d’en changer les réflexes et les comportements.» Les évêques ont «un rôle prophétique irremplaçable», avait rappelé le Saint-Père, car leur voix est «écoutée et respectée de tous». Ils sont ainsi appelés à former la conscience des fidèles.

Radio Vatican

Catégorie : Eglise Belgique

Dans la même catégorie