Des défis à relever


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Des défis à relever
Par Pierre Granier
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
2 min

L'éditorial de Jean-Jacques Durré, paru dans Dimanche Express n°24 du 30 juin 2013.

D’un point de vue météorologique, l’été a commencé sous de bien sombres auspices. Un peu à l’image de ce que vit notre monde. Il faut bien le reconnaître, la situation sur l’ensemble de la planète n’est guère réjouissante. Guerre en Syrie, manifestations en Turquie et au Brésil, crise économique en Europe, conflits en Afrique, catastrophes naturelles en Inde, tempêtes en France, violences, heurts… tout cela n’est guère de nature à voir positivement l’avenir. Nous assistons, impuissants, souvent devant notre petit écran, en se disant que c’est triste et que l’on peut rien y faire ! Vraiment ?

N’y a-t-il rien à faire ? Ce n’est pas ce à quoi nous invitent régulièrement les propos du pape François. «Soyez des révolutionnaires»: voilà l’une de ses déclarations à l’intention des chrétiens. Cela veut-il dire que nous devons prendre les armes et partir en guerre ? Pas du tout.

Le pape tient avant tout à nous rappeler que, là où nous sommes, nous avons un rôle important à jouer comme témoins du Christ. Nous avons à porter haut les valeurs de l’Evangile dans tous les domaines: justice, diplomatie, économie, social, santé, éducation, etc.

Les chrétiens sont appelés à ne pas être «tièdes», ce qui ne veut pas dire qu’il faut être le porte-drapeau d’une nouvelle croisade. Il s’agit bel et bien de ne pas avoir honte d’être croyant, de ne pas le cacher mais d’en être fier. Osez affirmer que l’Evangile guide notre vie devrait aller de soi, même dans une société sécularisée où d’aucuns fustigent l’Eglise.

Il ne faut pas se le cacher: notre monde vit une mutation sans précédent. Les avancées technologiques comme celles de la science sont rapides. Le monde est un village où tout se sait. La science permet d’améliorer la santé, mais elle est aussi à la base de questions éthiques essentielles. Ces changements sont autant de défis qui se posent à notre société.

Et c’est précisément là, qu’en tant que chrétiens, nous avons une place à prendre. Car il s’agit de savoir quelle société nous voulons mettre en place. Qu’allons-nous laisser aux générations futures ? A coup sûr, être «révolutionnaire et aller à contre-courant», c’est lutter contre l’égoïsme, contre le matérialisme et même contre le réalisme, pour promouvoir une société plus juste, plus solidaire, où la vie, comme la fin de vie, sont préservées comme des trésors, car elles sont avant tout des liens sociaux forts que nous devons à tout prix défendre.

Jean-Jacques Durré

Catégorie : En dialogue

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