Un demi-millier de chrétiens survit à Gaza


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Un demi-millier de chrétiens survit à Gaza
Visite mai 2024 ©lpj.org - Paroisse de la Sainte-Famille - Gaza
Par Angélique Tasiaux
Journaliste de CathoBel
Publié le
2 min

De retour d'une visite pastorale de quatre jours à Gaza, le patriarche des latins, le cardinal Pierbattista Pizzaballa, a dressé un état des forces vives sur place. Entre détermination et dignité.

"Je n’ai rien reconnu. Pas un immeuble n'est intact. Les routes sont détruites. Nous sommes passés par des chemins improbables chaotiques, au milieu des ruines et de monceaux d’ordures", commente le prélat, dans le magazine Terre sainte, en évoquant la route suivie vers la paroisse latine. Et d'évoquer, ensuite, le sort des chrétiens : "Ils sont courageux. Ils ne baissent pas les bras, mais bien sûr ils s’interrogent sur leur avenir, et surtout celui de leurs enfants. Ils viennent de perdre une année scolaire. Mais ils n’ont pas une parole de ressentiment, pas une." Bon nombre d'entre eux envisagent d'ailleurs de rester sur place. S'ils étaient dénombrés 1017 avant le déclenchement des hostilités, seuls 650 chrétiens sont encore recensés à Gaza, estime Marie-Armelle Beaulieu dans le magazine Terre sainte.

Sur le site du patriarcat latin, le cardinal Pierbattista Pizzaballa déclare : "J'ai effectué une visite pastorale pour vérifier les conditions de la communauté chrétienne à Gaza. L'ampleur des destructions dont j'ai été témoin est incroyable, et les conditions de vie, telles que le manque d'eau et d'électricité et l'absence de sécurité, sont terribles. Le bruit des bombardements est fréquent et se fait sentir à chaque instant. Malgré cela, j'ai vu une unité entre eux, organisant leur vie quotidienne dans le monastère et gérant leur utilisation de l'électricité, de l'eau et de la nourriture de manière à ce que rien ne manque." Et d'ajouter : "A la fin de ma visite, j'ai célébré la fête de la Pentecôte avec la paroisse de Gaza, dimanche 19 mai 2024, administrant le sacrement de la confirmation à deux paroissiens, George et Salama. Au cours de mon homélie, j'ai souligné deux choses importantes : la nécessité de maintenir l'unité entre les uns et les autres, ce que j'ai vu et dont je témoigne. Et le rôle crucial joué par les prêtres et les sœurs dans la communauté au cours de la période écoulée. Je les ai également exhortés, avec la puissance de l'Esprit Saint, à maintenir la flamme de l'espoir dans leurs cœurs et leurs vies, et je les ai assurés qu'en tant qu'Eglise, nous ne les abandonnerons pas et que nous serons parmi les premiers à aider à reconstruire Gaza et à aider ses habitants à mener une vie digne."

Une demande pressante

Un soutien psychologique à l'attention de ceux qui vivent au milieu des gravats et des bruits des combats, telle est la demande la plus urgente à pourvoir.

Pour lire l'article publié par le magazine Terre sainte.

Catégorie : L'actu

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