Retrouvez le commentaire de l’évangile de la Solennité de la Pentecôte par frère Philippe Henne: « L’Esprit Saint, présence dynamique »


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Retrouvez le commentaire de l’évangile de la Solennité de la Pentecôte par frère Philippe Henne: « L’Esprit Saint, présence dynamique »
Par Frère Philippe Henne, o.p.
Publié le - Modifié le
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En ce dimanche de Pentecôte, nous, chrétiens, faisons mémoire du don de l’Esprit Saint et de la naissance de l’Église. Mais qu'est-ce que l'Esprit Saint au fond ? Réponse avec le frère Philippe Henne, o.p.

L’Esprit Saint, tout le monde y croit, mais on a du mal à se le représenter. Le Père et le Fils, c’est plus facile. Cela correspond plus ou moins à la situation dans laquelle nous vivons ou que nous fréquentons chaque jour. Mais l’Esprit Saint, c’est autre chose. On en parle beaucoup dans le Nouveau Testament, mais on ne le voit jamais. Ou mieux, quand on le voit, c’est toujours sous une forme particulière: la colombe lors du baptême, les langues de feu à la Pentecôte. Dans l’Ancien Testament, on en parle plusieurs fois: c’était l’esprit qui planait sur les eaux au début de la création, c’est la colonne de nuée et de feu qui accompagnait le peuple hébreu quand il fuyait l’esclavage en Egypte, c’est le souffle de Dieu qui soufflait quand Elie était caché dans une grotte pour voir la gloire du Seigneur.

Ce sont toujours des images dynamiques, des images d’un Dieu en pleine action, depuis la création jusqu’à l’envoi en mission. L’Esprit Saint, c’est finalement quelqu’un que nous connaissons bien. C’est celui qui nous donne la force de nous lever le matin, qui nous pousse à entreprendre de nouvelles choses, comme le choix de la vie professionnelle, de l’engagement sentimental, d’une nouvelle activité dans la paroisse ou dans une association caritative.

C’est le même Esprit qui est à l’action pendant le sacrement du baptême. Le baptême, ce n’est pas simplement l’inscription dans un registre. C’est l’intégration dans une communauté, celle de la paroisse. Et c’est aussi, et surtout, la force de l’amour de Dieu qui est versée sur notre tête, dans notre cœur, dans notre vie. C’est tous les jours que nous pouvons ouvrir notre esprit à cette grâce, celle d’être appelés enfants de Dieu, celle d’être infiniment aimés par Jésus-Christ et soulevés par son Esprit.

C’est le même Esprit qui est à l’œuvre dans l’Eucharistie que nous célébrons aujourd’hui. C’est lui qui transforme ce pain et ce vin pour qu’ils deviennent le Corps et le Sang du Christ. Ce n’est pas une présence qui est purement statique, comme celle d’un homme qui attendrait le bus ou le train au bord du quai. C’est une présence dynamique qui rassemble tant d’hommes et de femmes bien différents les uns des autres, par leur langue et leur culture, par leur statut (marié ou célibataire), par leurs engagements. Ce sont tant d’hommes et de femmes qui pourraient se faire la guerre, mais qui sont tous réunis dans une même église, tournés vers le même autel, les yeux levés vers le même Père.

C’est le même Esprit qui pousse tant d’hommes et de femmes à consacrer leur vie à Jésus-Christ, dans la prière et dans le service. Comme les apôtres se sont élancés partout dans le monde pour annoncer la Bonne Nouvelle, nous aussi, nous sommes appelés à nous laisser emporter par l’Esprit, pour recevoir de lui la joie de connaître le Christ et de pouvoir dire à tous ceux qui nous entourent que nous sommes les enfants d’un même Dieu et d’un même Père.

Frère Philippe HENNE, o.p.


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