C’est désormais officiel : la toute nouvelle Association Don Bosco Jeunes de Belgique Francophone, créée en 2021, regroupe à présent tous les mouvements de jeunesse, groupes de jeunes, familles qui vivent de l’esprit de Don Bosco en Belgique. Mais qui sont les mouvements, groupes et autres structures animés par les salésiens ?

pexels - Sharefaith
Au sein de la nouvelle association, plusieurs groupes de travail ont été constitués afin de mettre en route la nouvelle dynamique. L'un d'entre eux aura notamment pour mission d'organiser un week-end de formation pour tous les animateurs, afin de répondre à la demande de formation à la pédagogie de Don Bosco.
Un autre groupe cherche à mettre en place une mutualisation des moyens entre tous les groupes (matériel de camps, de sonorisation, camionnette…).
Lire aussi : Dans le domaine social aussi, les établissements Don Bosco amènent leur spécificité
En Belgique, 500 jeunes sont encadrés par la communauté salésienne
Au total, ce sont environ 500 jeunes qui sont ainsi accueillis dans l’un des groupes de l’Association Don Bosco Jeunes de Belgique. Un nombre qui reflète un beau dynamisme du mouvement fondé au 19e siècle par un précurseur de la pédagogie intégrale, Giovanni Bosco (1815-1888).
Le plus gros contingent appartient au mouvement Ephata Don Bosco, principalement basé à Farnières. Animé par des salésiens et salésiennes ainsi que des laïcs, les jeunes et familles sont répartis en 5 groupes (11-13 ans, 14-16 ans, 17 +, les Avanti (jeunes professionnels) et les familles).
A travers des week-ends ou séjours à Farnières et des camps en Belgique et à l’étranger, Ephata propose de relire sa vie à la lumière de l’Evangile, en s’appuyant sur la pédagogie et la spiritualité de Don Bosco (joie, ouverture, optimisme…). En 2022, plus de 220 jeunes et adultes ont participé à ces activités.
Pour faire découvrir la vie de Don Bosco aux jeunes, voici une lecture conseillée par l'un de nos partenaires CDD

A Liège, une présence des salésiens depuis déjà fort longtemps
En 1887, Mrg Doutreloux, évêque de Liège, sollicite Don Bosco afin que celui-ci accepte d’envoyer quelques religieux à Liège, pour y créer une œuvre destinée aux jeunes défavorisés. Quatre ans plus tard, les Salésiens s’établissent dans le quartier du Laveu, alors en pleine expansion, et y occupent un orphelinat qui deviendra bien vite un centre de formation professionnelle.
Lire aussi : Le site de Don Bosco à Liège accueillera de nouveaux projets à l’horizon 2027
Riche de cette histoire ancienne, la communauté salésienne de Liège (autour de l'église Saint François de Sales) compte aujourd'hui encore plusieurs groupes.
♀️Les « Fort-Rêveurs » (se prononce comme "forever", toujours, en anglais) rassemblent des jeunes de 12 à 16 ans une fois par mois pour des temps de partage et d’animation, ainsi que des actions de solidarité dans le quartier. Ils organisent des temps fort pour Noël et Pâques, un pèlerinage, des séjours à Farnières, etc.
Les « Soyeureux » accueillent les jeunes de 17 ans et +, qui se retrouvent une fois par mois autour d’un thème tiré de l’Evangile. Ils ont participé au lancement des JMJ à l’abbaye de Maredsous l’an dernier et se rendre aux JMJ au Portugal, en juillet.
♂️ Des étudiants et jeunes professionnels animent également une Ecole des Devoirs : soutien scolaire pour les jeunes du quartier et pour ceux de l’école Don Bosco voisine, mais aussi plaine de jeux récréative aux vacances scolaires pour une quarantaine de jeunes du quartier. Le coordinateur en est le frère Bruno Stordeur, salésien.
A Dinant, les jeunes en difficulté au secours de leurs pairs
L'Espace Dominique-Savio, basé à Dinant et coordonné par Paul Donnez, diacre permanent et salésien coopérateur, est un projet mené par huit jeunes adultes, provenant du SAJ (Service de l’aide à la jeunesse) et du SPJ (Service de la protection de la jeunesse), qui souhaitent se mettre au service des jeunes qui vivent aujourd’hui ce qu’eux-mêmes ont vécu durant leur enfance et leur adolescence.
Ils se sont constitués en comité de pilotage pour mettre sur pied trois projets : Art et Foi (théâtre), la création d’un oratoire Jean Bosco qui mêle vélo et spiritualité et, enfin, un atelier réhabilitation et réparation de vélos. Ils se rencontrent tous les deux mois en présentiel.
A Bruxelles, les sœurs salésiennes ouvrent leurs portes aux gens du quartier
Dans la capitale, ce sont les sœurs salésiennes de Ganshoren qui portent différentes activités que sont :
L’Oratoire (ouvert aux 11-17 ans) regroupe cette année 20 personnes en moyenne (14 jeunes et 6 animateurs) de 13/14 ans. Il se situe dans la continuité de la catéchèse de l’unité pastorale, mais est ouvert à tout jeune du quartier qui souhaite approfondir sa foi. Les rencontres ont lieu un soir par semaine. Au programme, quelques temps forts : organisation de la fête de Don Bosco, d’un pèlerinage, d’actions de solidarité pour les sans-abris, d’une soirée finale avec les familles autour d’un barbecue et des rencontres de témoins, sans oublier la participation au rassemblement des jeunes du vicariat de Bruxelles.
⚽ Les plaines de jeux, elles, s’adressent aux jeunes du quartier. Elles regroupent environ une quarantaine de jeunes de 6-15 ans pendant les vacances de printemps et plus d’une soixantaine pendant 10 jours en juillet. Une quinzaine de jeunes animateurs viennent donner un coup de main.
Les sœurs proposent également les SamediBosco, une animation « porte ouverte » à tous les jeunes du quartier (et d’ailleurs !), un samedi par mois, pour venir jouer et apprendre à vivre ensemble dans l’esprit de famille de Don Bosco. Un des objectifs est de faire se rencontrer les différents réseaux de jeunes que les sœurs rassemblent au long de l’année : internat, plaine de jeux, oratoire, paroisse…
A Louvain-la-Neuve, un kot-à-projet animé par des sœurs salésiennes
A Louvain-la-Neuve, le DonBoskot (ou foyer d’étudiants Don Bosco) des sœurs salésiennes est un « kot à projet » pour des étudiants désireux de grandir dans leur foi et de donner de leur temps pour aider les autres. Quatre sœurs salésiennes et deux étudiantes en sciences de l’éducation partagent la vie des étudiants et assurent l’animation.

Les étudiants accueillis sont au nombre de 21, originaires du Liban, de Suisse, d’Italie, de France et de Belgique. Il leur est demandé d’être tous présents ensemble à un repas une fois dans la semaine et de participer à la prière qui suit. Ces deux moments étant préparés par chacun d’eux à tour de rôle.
Sur le plan du bénévolat, ils aident des enfants à s’améliorer dans la lecture dans une petite bibliothèque, assurent du soutien scolaire en individuel pour quelques jeunes de familles voisines, rendent service à la paroisse pour les activités organisées par la Pastorale des étudiants.
Toujours à Louvain, l’Oratoire salésien Saint-François-d’Assise accueille une quinzaine de jeunes adolescents une fois par semaine. Objectif : les accompagner pour les aider à devenir « de bons chrétiens et d’honnêtes citoyens ». Cela se vit, outre les rencontres hebdomadaires, à travers un pèlerinage en famille salésienne avec les oratoires de Ganshoren ou de Farnières, un week-end de rencontre d’autres chrétiens.
A Farnières, un lieu pour se mettre au vert
Près de Vielsalm, entre Liège et le Luxembourg, se trouve le site de Farnières où sont organisés des stages d’été. Pendant une semaine, 40 jeunes de 5 à 10 ans et 4 jeunes animatrices peuvent ainsi se mettre au vert autour d'un thème différent chaque année, déployé à travers toutes sortes d’activités ludiques.
➡ A découvrir: En plantant mille arbres, le Domaine de Farnières investit en prenant soin de la nature
L’Oratoire, lui, s’adresse aux jeunes de 11 à 17 ans. Il se réunit tous les 15 jours pour échanger sur un film, un événement, faire des jeux de société, souper et prier ensemble. Dans l’année, ils participent à deux temps forts : pèlerinage et concert de musique chrétienne. En 2022, ils étaient 12 jeunes à y prendre part.
Sr Joëlle DROUIN/Sophie DELHALLE
