L'Equateur abrite une diversité religieuse, du catholicisme dominant aux rituels précolombiens, tout en préservant un riche patrimoine religieux, tel que l'église jésuite La Compañia et le sanctuaire national d'El Quinche.
🇪🇨 Cet article est la suite de notre reportage "Equateur : l’Eglise en première ligne face aux gangs"
Comme la plupart des pays d’Amérique latine, l’Equateur a été évangélisé par les missionnaires suite à la colonisation par les conquistadors espagnols au XVIe siècle. Les populations amérindiennes ont ainsi été converties au catholicisme qui devint même religion d’Etat en 1863. Mais quarante ans plus tard, cette Eglise était placée sous contrôle étatique. Les biens du clergé furent alors confisqués tandis que la liberté de culte était garantie par la constitution.
De nos jours, la population (plus de 18 millions d’équatoriens) est catholique à 75%. Il existe une petite minorité (moins de 15%) de confession protestante et de nombreuses autres religions pratiquées par des petites communautés. Comme les Amérindiens de l’Oriente qui ont conservé leurs anciens rites précolombiens (souvent mêlés de catholicisme).
L’Eglise catholique d’Equateur, à l’instar des autres Eglises sud-américaines, a été touchée par la théologie de la libération (née dans les années 60) qui a pour principes l’option préférentielle pour les pauvres et le développement humain. Un mouvement représenté au plus haut niveau de l’Etat par le président Rafael Correa, au pouvoir de 2007 à 2017 (et aujourd’hui réfugié en Belgique), qui se disait "nourri par la doctrine sociale de l’Eglise".
Une des 7 merveilles du pays
Côté patrimoine religieux, l’église jésuite communément appelée La Compañia, située dans le centre historique de Quito, est le monument le plus visité de la capitale. Elle est même considérée comme l’une des 7 merveilles de l’Équateur.
Non loin de là, au nord-est de Quito, le sanctuaire national Notre-Dame-de-la-Présentation d’El Quinche est un haut-lieu de pèlerinage où des milliers de personnes se rendent en novembre pour prier devant la statue de la Vierge miraculeuse. En juillet 2015, le sanctuaire avait accueilli le pape François.
Pierre GRANIER
