Grand entretien – Gabriel Ringlet : « Je crois à la force de la fiction »


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Grand entretien – Gabriel Ringlet  : « Je crois à la force de la fiction »
Par Angélique Tasiaux
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
2 min

Gabriel Ringlet vient de publier un nouveau livre, La blessure et la grâce, qui revisite l’Evangile sous l’angle de l’actualité. La quête de la sobriété et la rencontre de l’autre sont au cœur de sa démarche.

©Pierre de Liedekerke

Prêtre et journaliste, théologien et écrivain, le Brabançon revient dans un entretien sur ses fondamentaux et son parcours personnel, avant son arrivée au prieuré Sainte-Marie à Malèves. Fort d’une formation variée, l’abbé Ringlet y explore l’Evangile sous de multiples facettes et en y accueillant régulièrement des artistes.

Sôseki a écrit: "Il faut une vie, parfois, pour reconnaître un appel et pour y consentir."

G. R. C’est tout à fait vrai. Si je parle de ma propre expérience, l’appel n’a pas surgi en parachute. C’est un petit craquement que l’on entend à l’intérieur. On doit parfois tendre l’oreille, à plusieurs reprises. Je trouve le cheminement intérieur très beau: cette petite faille, cette source qui essaie de trouver par où elle va s’exprimer. L’appel et la vocation, quelle qu’elle soit, cheminent quelquefois très longtemps et puis un jour l’eau arrive à la surface!

Audio : Redécouvrez l'Évangile avec Gabriel Ringlet

Comment votre vocation s’est-elle dessinée ?

Au collège Sainte-Croix à Hannut, avec une chance folle, j’ai été avec des professeurs et des éducateurs qui m’ont donné énormément de liberté et beaucoup de créativité. Avec les élèves de l’Athénée, nous faisions des tas de choses ensemble. Dans mon parcours, il y a une liaison très nette entre la chance d’études secondaires aussi imaginatives de la part de nos professeurs et le fait que je me suis dit: "Il faut que ce chemin continue!" Mon prof de rhéto, le père Joseph Bolly a été déterminant pour mon chemin vers la littérature. Il m’a, par exemple, fait découvrir toute la littérature africaine, ce qui n’était pas fréquent à l’époque.

Propos recueillis par Angélique TASIAUX

Catégorie : L'actu

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