J-5 : le week-end prochain à Maredsous, le foot aura sa place lors des rencontres préparatoires aux JMJ. Nous l’avions annoncé en septembre, 5 équipes diocésaines se défieront pour gagner la "Cathobel Cup". Pour cette première édition, les organisateurs ont voulu jouer le grand jeu : les maillots sont prêts, la coupe aussi et, surtout, les équipes sont constituées. Certaines d’entre elles s’échauffent et l’émulation monte.

Un travail... d'équipe
Cela va donc chauffer à Maredsous pour préparer les Journées Mondiales de la Jeunesse qui se dérouleront à Lisbonne, l’été prochain. Pour se détendre, les jeunes se sont inscrits en masse à la "Cathobel Cup" qui vise à stimuler l’esprit sportif lors du Festival JMJ Belgium.
Cathobel est le sponsor de cette première compétition interdiocésaine qui se veut avant tout l’occasion pour les jeunes venus des différents diocèses de se rencontrer autrement. Toute l’équipe de communication, avec le précieux concours de Isabelle, l’infographiste, a mouillé sa chemise afin que chacun et chacune se prenne au jeu. Ainsi donc, les footballeuses et footballeurs porteront un maillot taillé sur mesure, numéroté à leur nom et aux couleurs distinctives de leur diocèse. « Dans certaines équipes, il y a même des t-shirts prévus pour le ou la coach ou des cheerleaders venus encourager les joueurs ! » fait remarquer Caroline Delvenne, chargée de communication pour Cathobel. « C’est Isabelle qui a fait tous les montages de logos pour l’impression des t-shirts et a créé un logo spécialement pour la « CathoBel Cup » ! Nous espérons que les jeunes le porteront aussi à Lisbonne, lors des prochaines JMJ. »
Par ailleurs, quatre arbitres expérimentés veilleront au respect du règlement spécialement créé pour ce tournoi et attesteront de l’esprit « fair-play ». L’un d’eux, Valentin Leclère, référent à l’écologie intégrale du diocèse de Tournai, est co-organisateur de l’évènement. « La proposition est venue de la pastorale des jeunes d’organiser un tournoi pour animer une activité détente ludique lors du festival JMJ Belgium. Nous avons tout de suite voulu créer quelque chose qui plonge les participants dans l’ambiance d’une vraie compétition en y mettant toute la forme qu’il se doit. »
Participer avant tout !
Ce tournoi est ouvert à tous et à toutes. En effet, chaque match se doit d’être mixte et compter au minimum une fille sur le terrain. Comment ces demoiselles voient-elles les choses ? Elise et Caroline se demandent s’il n’aurait pas fallu faire des matches séparés ; en effet, jouer contre les garçons leur fait un peu peur et elles préfèrent donc se retrouver du côté des supporters. Valentin Leclère reconnaît : « En effet, les filles ont tendance à ne pas se croire à la hauteur par rapport aux garçons. » Qu’à cela ne tienne, il s’agit d’une première expérience et il rappelle que l’objectif n’est pas d’être le meilleur mais que chacun – et chacune ! - puisse participer. La volonté de favoriser la mixité est de « déconstruire l’image du football très masculin. Chacun a des qualités à montrer et l’esprit bon enfant doit régner », insiste Valentin.
Que l’esprit d’équipe gagne !
En attendant certaines équipes se préparent assidûment. Celle du diocèse de Liège a déjà fait trois entraînements et compte bien ramener la coupe à la maison. Benita, qui travaille pour le MEJ et la pastorale des Jeunes de Liège, en est la coach. Son équipe compte 17 membres dont 2 prêtres, 7 filles et 2 « cheerleaders » qui préparent des petites chorégraphies pour soutenir les joueurs. Benita a proposé un premier entraînement pour permettre aux jeunes de mieux se connaître : « Cela les a tellement « chauffés », dit-elle, qu’ils ont voulu en faire d’autres. Notre but est de nous amuser mais si on gagne la coupe, on sera contents bien sûr ! » Les Liégeois prennent donc la CathoBel Cup très au sérieux et tentent de mettre toutes les chances de leur côté; c'est pourquoi ils ont fait bénir leurs t-shirts !

De son côté, l’équipe de Tournai ne s’entraîne pas mais s’annonce très confiante de la qualité de ses footballeurs et footballeuses. Entre elles, les équipes se stimulent ou se titillent. Chacune élabore sa stratégie de jeu. «Que la meilleure gagne, dans un bel esprit sportif », souligne Valentin qui précise : « Nous voulons que ce soit la fête du foot, contrairement à ce que la prochaine Coupe du monde au Qatar ne sera pas. Nous organisons un événement qui se veut responsable et rassembleur. »
Si cette première édition réussit, les organisateurs espèrent en faire d’autres pour divers rassemblements catholiques. Peut-être, reconnaît Valentin, faudra-t-il réfléchir à une activité multisports pour attirer davantage la gent féminine. Ici, Valentin, Luc, Pierre, Benita et bien d’autres offrent leurs compétences et leurs talents pour un sport qu’ils affectionnent particulièrement. Et, somme toute, que l’on soit sur le terrain ou dans les gradins, ce sera déjà la fête pour tous les participants au Festival JMJ Belgium.
Nancy Goethals

