Ceux qui ne sont pas dans les livres d’histoire


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Ceux qui ne sont pas dans les livres d’histoire
© CathoBel
Par Anne-Françoise de Beaudrap
Publié le - Modifié le
2 min
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Cette semaine, les cérémonies du 11 novembre commémorent un pan douloureux de l’histoire de l’Europe.

Au-delà des combats, des vainqueurs et des perdants, le souvenir de la Grande guerre ne se résume pas aux stratèges militaires ou aux hommes politiques qui s’y sont illustrés. Dans de nombreuses familles se trouvent des héros dont seuls les enfants et petits-enfants honorent la mémoire – ou parfois pas.

Dans mon environnement, ce sont les descendants des plus jeunes générations qui se sont interrogés sur la vie de leur grand-père avec insistance. Les photos d’époque mais aussi les quelques documents qui ont survécu à l’usure du temps et aux déménagements successifs ont permis de retracer un parcours de vie qui n’avait pas pu être raconté de vive voix. Cet aïeul qui avait simplement suivi ses convictions et le sens du devoir, s’est retrouvé loin des siens pendant plusieurs années.

Ces récits de vie qui intéressent enfants et petits-enfants ne concernent pas seulement ce qui s’est vécu pendant les guerres. La solidarité, le partage, l’effort pour que chacun soit considéré à égalité, trouvent de nombreux domaines d’application.

Certains, au début du XXe siècle notamment, ont activement plaidé pour qu’un fonds de solidarité se mette en place en cas de maladie ou de deuil. D’autres se sont mobilisés pour que les femmes qui s’occupent d’enfants en bas âge aient l’argent nécessaire pour vivre et manger. Quelques-uns de ces ouvriers de la dignité humaine ont leurs noms affichés dans les livres d’histoire. Beaucoup de récits racontés dans l’intimité d’une famille, forment la base de l’histoire d’une génération à l’autre.

Hier comme aujourd’hui, des hommes et des femmes se battent contre le fléau appelé pauvreté. Une date nous rappelle que les personnes qui en souffrent sont nos frères et sœurs, qui méritent notre attention. Depuis cinq ans, le pape François leur consacre le 13 novembre (ou le dimanche le plus proche).

Il nous invite particulièrement cette année à nous mettre à l’écoute de leurs récits de vie. Un peu comme nous le ferions en écoutant nos grands-parents raconter leurs souvenirs d’enfance ou les difficultés professionnelles, nous pouvons accorder la même attention à ces combattants pour un travail, contre la maladie, pour un peu de dignité….

Anne-Françoise de BEAUDRAP

Catégorie : En dialogue

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