25 juillet : Des croyants ont célébré l’espérance intergénérationnelle


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25 juillet : Des croyants ont célébré l’espérance intergénérationnelle
Par Nancy Goethals
Publié le
3 min

Sous un préau, pour cause de crise du Covid, l'Eglise s'ouvre au monde environnant. Et pour la Journée Mondiale dédiée aux grands-parents et aux personnes âgées, l'assistance manifeste son souci d'ouverture aux autres générations. (c)Cathobel

Ce dimanche 25 juillet, le chant d'entrée de la messe du Ban Eik (Wezembeek-Oppem) annonçait déjà la couleur: "chacun de nous est une chance, là où il est, là où il vit". Et, justement, à l'occasion de la première Journée Mondiale des grands-parents et personnes âgées, le prêtre sondait l'assistance, peuplée de nombreuses personnes concernées: quelle place voulez-vous prendre?

L'idée du pape François de consacrer une journée aux aînés et aux grands-parents inclut beaucoup de personnes de notre société car certains ont déjà des petits-enfants à 45-50 ans. Par ailleurs, à partir de quel moment se considère-t-on "âgé"? Certes, on parle de 3e et 4e âges (3x20 ans et 4x20 ans), mais la vieillesse n'est-elle pas une question de "vision de la société"? Ne risque-t-on pas d'ainsi trop catégoriser et oublier nos indispensables complémentarités?

Toujours est-il que l'institution de cette journée permet de se pencher sur la question et de réfléchir ensemble. Saisissant l'occasion, Christian Deduytschaever, prêtre à Wezembeek-Oppem et officiant en maisons de repos, a proposé lors de ses messes un premier brainstorming sur les actions à mettre en place dans nos communautés.

Gratitude envers la jeunesse

Dans l'assistance, les aînés commencent par exprimer leur sentiment de gratitude vis-à-vis des jeunes qui sont pour eux "une fenêtre ouverte sur le monde" ou "qui chaque jour nous font découvrir un monde nouveau". "Ces jeunes qui font partie des mouvements de jeunesse sont des exemples pour nous" renchérit une troisième personne.

Partager des graines d'espérance

D'autres insistent pour dire que les aînés sont là pour pousser sur le ressort et partager les valeurs, les compétences et - un peu la sagesse - acquises. En tout cas, face aux nombreuses difficultés qui émergent de toute part, l'envie est bien présente de partager des graines d'espérance. C'est aussi ce que témoigne une jeune femme dont la maman lui a semblé un exemple d'espérance lors de sa convalescence suite à des AVC. "Les personnes âgées sont des témoins au quotidien de l'espérance", dit-elle.

Cultiver la spontanéité

Une participante témoigne: "à une personne âgée qui lui demandait "pourquoi vous m'aidez à sortir mes poubelles?", elle a simplement répondu "parce que cela me fait plaisir". Effectivement, il y a de la joie à rendre service, à prêter attention et à partager un petit moment convivial.

Ce qui nous unit et nous soutient

Lors d'une autre messe, relève Christian Deduytschaever, un participant soulignait "l'importance du chant qui nous unit". "Et, dans une Maison de Repos, dit-il, les résidents ont voulu reprendre le répertoire entraînant des Compagnons de la chanson". Ce dimanche matin, un aîné concluait: "rappelons-nous que nous sommes supportés (NDLR: dans le sens de 'soutenus') par le Père". En d'autres mots, la tendresse (thème justement choisi pour cette première édition) du Père peut inspirer et donner l'énergie d'agir.

Cette Journée Mondiale vise donc bien plus que de raviver des relations mises à mal par une crise sanitaire qui s'éternise. Elle peut stimuler chacun et chacune, quel que soit son âge et son statut, à contribuer à la construction d'une société vibrante et ouverte sur la richesse des relations mutuelles et intergénérationnelles.

Nancy GOETHALS

 


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