Explorer des voies nouvelles


Partager
Explorer des voies nouvelles
Par Vincent Delcorps
Publié le - Modifié le
2 min

Et voilà que le Belge se réveille avec la gueule de bois. Non pas qu’il aurait trop fait la fête – le réveillon a été plutôt sobre cette année. C’est plutôt qu’il manque de perspectives. Avant Noël, même confiné, il pouvait se languir, le Belge, de l’arrivée d’un nouveau-né. Avant le nouvel-an, toujours confiné, il pouvait se dire que ça irait mieux l’année d’après. Mais alors que le voilà entré dans celle-ci, vers quoi peut-il tendre?
Franchement, le tableau est plutôt sombre. Les journées sont encore courtes, et les illuminations auront bientôt disparu. La campagne de vaccination démarre doucement, mais le recul de la bête risque d’être lent. Les bras chargés des cadeaux que nous n’avons pu offrir, nous attendons sagement l’élargissement de nos bulles. Mais au fond de nous, nous redoutons que les grandes retrouvailles ne puissent avoir lieu que bien après Pâques.
Alors quoi? On hiberne et on attend? On ferme les yeux et on espère? C’est une option. Il en est une autre: on se lève et on se met en route. On entre résolument dans cette année nouvelle. Mais pas n’importe comment. Et peut-être pas tout à fait comme avant. Souvenez-vous de ces mages: après avoir rencontré Jésus, c’est par un autre chemin qu’ils regagnèrent leur pays.
Et nous, comment nous sentons-nous après avoir visité la crèche? Qu’y avons-nous vu, entendu, reçu? Habités par l’esprit de Noël, ne sommes-nous pas invités à explorer des voies nouvelles? Peut-être dans nos manières de faire; peut-être aussi dans nos façons d’être. Dans ces pages, Thomas d’Ansembourg nous invite à l’audace. L’homme n’est pas mage, mais sa voix a quelque chose de prophétique. Il constate que les individus peinent à vivre d’une manière qui fasse sens et donne envie. Il regrette la difficulté qu’ont les hommes et les femmes à vivre des relations paisibles et fécondes. Il nous dit surtout que des changements sont possibles… mais que ceux-ci ne tombent pas du ciel! En ce début d’année, peut-être pouvons-nous réfléchir à ces nouveaux sentiers. A ces manières nouvelles d’être avec nous-mêmes et avec les autres. Thomas d’Ansembourg nous donne une clé: sur nos chemins de conversion, nous avons besoin de spiritualité. C’est dire si votre journal Dimanche aura à cœur de vous accompagner.

Vincent DELCORPS

Catégorie : En dialogue

Dans la même catégorie