Au départ des camps, les visages arboraient de grands sourires. Enfin, un événement qui normalisait la situation! L’enthousiasme était largement perceptible tant du côté des animés que de leurs parents. Les retours ont confirmé la valeur de ces échappées.
Quelle joie, ces quelques jours entre jeunes, sans parents, avec des activités habituelles. Peu importe, somme toute, le nombre de journées. Même raccourcis, les camps ont permis aux enfants et aux ados de se retrouver dans une atmosphère joyeuse et ensoleillée. Préparation des repas sur le feu, grands jeux, veillées, promesse, totémisation… le rituel des mouvements de jeunesse a prévalu. Contraints par les normes de sécurité sanitaire, ces camps ont permis aux staffs de revenir aux fondamentaux du scoutisme, sans excès ni dépenses extravagantes. Pour certains, les séjours à l’étranger ont été remplacés par des lieux de villégiature belges. Et grâce au soleil, les plaines et les collines belges se sont vues dotées des mêmes attributs que celles des pays limitrophes.
Dès la préparation, les chefs ont démontré de réelles capacités d’adaptation, intégrant les gels et autres mesures de précaution en vigueur dans la mise en pratique et le déroulement des activités. Les parents n’ont pas été en reste, certains d’entre eux n’hésitant pas à lancer une pétition pour que les camps puissent avoir lieu, au-delà des cinquante participants autorisés. Mais à année exceptionnelle, déroulement particulier. Ce sont donc des sections et des branches quelquefois séparées ou dédoublées qui se sont retrouvées.
Hors du commun
Privés d’école depuis des mois, de nombreux enfants et ados ont eu l’occasion de vivre leurs premières retrouvailles avec leurs contemporains. Discussions jusqu’aux petites heures, défense des couleurs de la patrouille ou de la ronde, partage d’activités et de jeux… Ces moments en apparence anodins ont eu des couleurs bien particulières après tant de semaines de séparation et d’isolement obligé. Face à la rentrée scolaire qui s’annonce déjà bousculée (ne parle-t-on pas de supprimer la présence dans les établissements scolaires le mercredi?), les camps d’été ont apporté une bulle d’oxygène aux animés et aux animateurs. Ils leur ont permis de réendosser leurs uniformes et leurs vieilles habitudes, loin des frimas d’une actualité inquiète.
Angélique TASIAUX

