Ce dimanche 8.000 personnes ont marché, une fois de plus, pour le climat. Cette cinquième marche intergénérationnelle s'est déroulée sous un beau soleil; mais l'avenir est bien sombre.
Il ne reste pas plus de 11 ans - une seule décennie ! - pour (ré)agir aux dérèglements climatiques. Cela signifie qu'il faut prendre des mesures immédiatement. Qu'attendons-nous donc ? C'est la question que posent toutes les générations qui ont troqué une marche printanière dans les bois pour une marche humanitaire dans les rues.
Qui se mobilise?
Des jeunes parents venus avec leurs enfants, parfois avec leurs bébés nouveaux-nés, s'interrogent sur l'avenir qui sera réservé à leur progéniture. De plus en plus de grands-parents - réunis pour la plupart sous la bannière des "Grands-parents pour le climat" - viennent grossir les rangs des manifestants. Ils sont conscients de leur responsabilité et de leur empreinte écologique. "Teachers for Climate" est une toute jeune association de professeurs qui a décidé de soutenir les jeunes engagés. Ils mettent en place différentes actions.
Tous - simples citoyens, entrepreneurs, professeurs, grands-parents, parents et enfants - clament qu'il est grand temps. Ils aimeraient se consacrer à autre chose mais jugent qu'il est essentiel de réveiller les politiciens. Aussi ont-ils décidé de continuer à marcher jusqu'aux élections; et plus si cela est nécessaire.

8.000 personnes ce 31 mars, est-ce beaucoup ou est-ce trop peu?
Certains se découragent face au manque de réaction, d'engagement et de prise de responsabilité des politiciens.
D'autres risquent de s'énerver. Et la violence n'est jamais bonne. C'est ce qu'a rappelé Sarah Zamoum, une des responsables de "Rise for Climate". En effet, les dérives d'un groupuscule de personnes agressives ont entaché l'esprit de la marche de ce dimanche. Qu'on le veuille ou non, le climat est une cause commune. Il n'est pas admissible de la déprécier par des comportements qui risquent de cristalliser les positions.
Ceci dit, il est essentiel que toutes les plaintes et toutes les revendications - qu'elles soient environnemntales, sociales ou économiques - soient entendues. En effet, la colère est toujours mauvaise conseillère.
Nancy Goethals
Ce dimanche 8.000 personnes ont marché, une fois de plus, pour le climat. Cette cinquième marche intergénérationnelle s'est déroulée sous un beau soleil; mais l'avenir est bien sombre.