Du réalisme !


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Du réalisme !
Par Angélique Tasiaux
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
2 min

Les résultats des épreuves PISA sont consternants, mais ils ne sont pas une surprise pour les parents habitués aux deux systèmes d’enseignement francophone et flamand. Plutôt que de se retrancher derrière des explications qui tiennent davantage de l’excuse, les politiciens francophones feraient mieux de comprendre les raisons du succès qui mène depuis des décennies l’enseignement flamand aux premières places.

Non, les élèves wallons et bruxellois ne sont pas moins intelligents ni motivés que les autres. Mais, vous aurez peut-être constaté le glissement langagier qui conduit à nommer ceux-ci des étudiants. Les élèves en humanités demeurent des élèves, c’est-à-dire qu’ils ont besoin d’un cadre rigoureux et défini. Le mode de fonctionnement flamand est souvent raillé, il n’en est pas moins efficace. En Flandre, le corps professoral ne craint pas de faire étudier par cœur, à l’heure où c’est démodé pour d’autres. Afin de favoriser au maximum la répétition, les cours de langue y sont souvent quotidiens et non distillés par heures groupées. L’absentéisme professoral y est quasi-absent et les heures de cours fixes, sans aménagements multiples et successifs, ce qui évite les arrivées et retours en ordre dispersé. Je n’évoquerai même pas les jours blancs, étrangement plus nombreux au Sud du pays, ni la reprise scolaire en début d’année échelonnée sur une semaine, quand les Flamands de 3 à 18 ans rentrent en classe le 1er septembre.

Si nous voulons éviter la montée en puissance d’un enseignement privé, il faut oser, une fois pour toutes, briser les tabous. Les enfants, tous les enfants, aiment apprendre quand une leçon est bien donnée. Voilà probablement l’une des clefs d’un savoir partagé. Alors, si les francophones ont la capacité de rêver, ils sont à présent face à un constat d’échec rappelé par des instances internationales, au-delà des antagonismes régionaux. Relevons la tête et admettons-le pour rendre la fierté au corps enseignant et aux élèves. Quand une recette de cuisine est réussie, on s’en inspire sans ignorer pour autant la créativité qui nous habite. A nos fourneaux et vos livres scolaires!

Angélique TASIAUX

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