Vallée de Crémisan : les chrétiens palestiniens résignés


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Vallée de Crémisan : les chrétiens palestiniens résignés
Par Pierre Granier
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
2 min

Cremisan-murIsraël a lancé la semaine passée la construction du mur de séparation autour du monastère de Crémisan en Cisjordanie. Malgré les nombreuses manifestations qui ont eu lieu ces dernières années, notamment avec le soutien de l'Eglise.

Après des mois de travaux préparatoires, Israël a intensifié la construction de son mur de sécurité dans la vallée verdoyante de Crémisan. Les premiers blocs de béton (certains font 8 mètres de haut) ont été posés jeudi dernier, en dépit des très nombreuses protestations. Les habitants de Crémisan, région située dans une zone majoritairement chrétienne, près de Bethléem, forts du soutien de l’Eglise locale et du pape, se sont pourtant battus contre l’expropriation de leurs terrains. Ils avaient même posé un recours devant la Cour Suprême israélienne. Mais ni le souverain pontife ni les multiples recours en justice n'ont réussi à empêcher la pose des blocs de béton.
En mutilant la vallée agricole de Crémisan, ce mur risque d'avoir des conséquences très dommageables sur les familles chrétiennes qui possèdent des terrains dont elles seront désormais privées d'accès. La municipalité craint de nouveaux départs alors que les chrétiens palestiniens ne représentent déjà plus que 5% de la population palestinienne.

Résignation

Si l'érection de ce mur est présentée comme une mesure de sécurité par l'Etat hébreu, les Palestiniens y voient un moyen pour Israël de relier et d'élargir les colonies situées autour, en violation avec le droit international.
De son côté, Mgr William Shomali, vicaire patriarcal pour Jérusalem et la Palestine a confié à Radio Vatican sa déception et sa profonde amertume. Il a aussi fait part de sa résignation face à ce mur qu'il considère comme inutile et qui ne fait que "matérialiser la division et la haine des deux côtés".
Lancée en 2002, la construction du mur de séparation a été jugée illégale deux ans plus tard par la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye.

P.G.

Catégorie : International

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