« C’est quelqu’un qui m’a dit que… »


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« C’est quelqu’un qui m’a dit que… »
Par La rédaction
Publié le - Modifié le
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Eric de BeuekaerCe dimanche 2 février à "Revu et Corrigé - Mise au Point" (RTBF.be), la question des dénonciations anonymes au fisc fut évoquée, suite à une étude qui démontre que – en temps de crise économique – celles-ci sont en forte hausse. Sur le plateau, personne ne semblait trouver cela fort sympa.

A un moment donné, je demandai, sourire en coin: "Et la presse – elle accepte de publier des dénonciations anonymes?" "Non" me répondirent en chœur Catherine Ernens et Baudouin Remy – les deux journalistes présents. "Quoique…" ajouta Pierre Kroll avec humour… "cela s’appelle une fuite". Ma question n’était pas innocente. Je venais de lire en p.16 dans les colonnes de Sudpresse de la veille, un article où des responsables politiques se déclaraient prêts à "sacrifier" une eurodéputée de leur parti, pour une question de place sur les listes électorales. (Si je ne cite pas son nom – que beaucoup auront deviné – c’est parce que mon propos dépasse le cas précis). Soyons clairs: Je n’ai pas à me mêler de la vie interne d’un parti politique et de qui sera placé sur les listes électorales. De plus, je sais depuis belle lurette que les élections ne sont pas à confondre avec un épisode des Bisounours. Alors, pourquoi cet article m’a-t-il dérangé? Parce que les dénonciations restaient anonymes: "une huile du parti déclare…", "un cacique décode…", "un autre ricane, furieux…", "un vieux briscard pronostique…"

Il m’est arrivé, à plus d’une reprise, d’être pris à parti dans la presse ou ailleurs. Quand cela vient d’une signature, d’un nom ou d’un visage, il y a moyen de répondre, de se défendre, de s’expliquer... voire de reconnaître son erreur. Mais quand le coup part sous le masque de l’anonymat, comment se battre contre le brouillard? Alors, vient le découragement et gagne une subtile forme de paranoïa, car avec chaque visage croisé, surgit – insidieuse – la question: "Est-ce lui mon Judas?" Vient enfin l’envie de jeter le gant et d’abandonner le débat. De partir. Est-ce cela, notre idéal de vie dans la Cité?

D’où ma question aux journalistes qui me lisent: Pourquoi ...

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Catégorie : En dialogue

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