En France, un fait divers poignant frappe les imaginations. Seules rescapées d'une scène de meurtre à Annecy : deux sœurs, âgés de huit et quatre ans. Si l'aînée a pu être très vite soignée, la plus jeune a seulement été découverte en cours de nuit.
Cette petite fille, dont on ignore encore le prénom, a vécu prostrée aux pieds de sa mère, assassinée. Bruits, fusillades, silence et obscurité ont accompagné cette enfant, huit heures durant.
Comment survivre à un tel drame ? Comment peut-on se reconstruire après pareil traumatisme ? À l'heure où nos enfants ont retrouvé le chemin de leur classe, le contraste avec cette scène, proche d'un massacre perpétré en temps de guerre, est d'autant plus poignant. Comment une fillette âgée de quatre ans pourra-t-elle survivre à tant de violence ? Et pourtant, combien d'enfants ne connaissent-ils pas le même sort, abandonnés dans des abris de fortune…
En cette première semaine d'école, mes pensées se tournent vers ces enfants privés d'enfance pour des querelles d'adulte.
Angélique Tasiaux

