Tous les enfants ne rentrent pas en classe…


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Tous les enfants ne rentrent pas en classe…
Par Angélique Tasiaux
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
2 min

L'image des petits élèves qui courent retrouver leurs copains, le cartable sur le dos, n'est pas universelle. Pas même en France ou en Belgique, puisqu'il se trouve des enfants enfermés aux côtés de leurs parents. Pour eux, la rentrée scolaire aura un goût différent… derrière les barreaux.
L'ACAT France se joint aux organisations qui dénoncent l'enfermement des enfants. Fondée en 1974, l'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture a ajouté la défense du droit d'asile à ses missions.

Le 1er août, le plus grand centre de rétention administrative pour étrangers a été ouvert à proximité de l'aéroport de Roissy Charles de Gaulle sur la commune du Mesnil-Amelot. Là s'y trouvent désormais des parents, et donc des enfants. Telle cette mère de famille géorgienne et ses trois petits de 5, 2 et 1 ans, tous nés en France. Alors même qu'un recours est en cours, ils ont été arrêtés à leur domicile, à Guéret dans la Creuse, le 30 août, sans le père, absent à ce moment-là.

Illégal car contraire à la Convention internationale des droits de l'Enfant, l'enfermement constitue pour eux un véritable traumatisme, comme l'ont clairement reconnu le Conseil de l'Europe, la Commission nationale de déontologie de la sécurité et la Défenseure des enfants (à savoir, en France, l'adjointe du Défenseur des droits). Arrêtés avec leur famille dans des conditions souvent violentes, arrachés brutalement à leur vie quotidienne, privés de scolarisation et d'activités, ces enfants sont aussi confrontés à l'angoisse et à la dévalorisation de leurs parents qu'ils voient menottés, entourés de policiers , présentés devant des juges, tels des délinquants. Les associations intervenant auprès des familles retenues peuvent témoigner des symptômes révélateurs d'un délabrement psychique au quotidien, sur les enfants. Et comme la durée maximale de l'enfermement vient d'être portée, en France, à 45 jours, cela accroît encore les risques de psycho-traumatisme. Pour rappel, les centres de rétention et zones d'attente sont les seuls lieux où des enfants de moins de 13 ans peuvent être enfermés sur le territoire français. En Belgique, on dénombre actuellement six centres fermés.

Plus d'information en cliquant sur https://www.acatfrance.fr/

cp/at


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