
«La pauvreté ne se mesure pas simplement à l’indigence d’un revenu. Elle se manifeste par un accès insuffisant à la santé, à l’éducation et à d’autres services essentiels et, trop souvent, par le déni ou la violation d’autres droits fondamentaux.»
Ces mots, ce sont ceux de Ban Ki-moon, le Secrétaire général de l'ONU, qui souhaite, à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté, conscientiser les populations sur le fait que ça n'est pas le manque d'un seul facteur, mais l'absence cumulée de nombreux facteurs qui affectent la vie des personnes qui vivent en situation de pauvreté.
Lorsqu'on pense précarité, on a tendance à voir d'abord l'absence de revenu, le manque de nourriture ou encore de logement. On pense moins à l'humiliation et l'exclusion que vivent et subissent les personnes dans le besoin.

En Belgique, selon les dernières Statistiques de l'Union européenne sur le revenu et les conditions de vie, 14,9% de la population belge connaît un risque de pauvreté et 5,8% souffre de privation matérielle grave. Et toujours selon cette enquête, 20,6% des Belges avouent avoir des difficultés ou de grandes difficultés à s'en sortir.
Hier, devant les 80.000 chrétiens qui étaient réunis sur la place Saint-Pierre, le pape a appelé à prier pour la journée mondiale contre la pauvreté de ce 17 octobre. Il a ainsi exhorté les chrétiens à unir leurs forces morale et économique pour lutter contre la pauvreté tout en insistant sur la mise en œuvre de politiques sérieuses pour la famille et le travail.
N.C.

