Sur les 99 écoles maternelles que compte l'enseignement catholique à Bruxelles, 87 sont à saturation. La situation est particulièrement tendue dans le nord de Bruxelles où l'offre en logement s'est beaucoup développée.
Le boom démographique que vit actuellement la capitale belge a bien évidemment des répercussions sur les écoles. Mais faute d'avoir créé de nouveaux établissements scolaires en proportion des nouveaux logements, il devient de plus en plus difficile de pouvoir inscrire son enfant en maternelle. Dans beaucoup d'écoles, les listes d'attente s'allongent. Ainsi, 87 écoles du réseau catholique affichent déjà "complet", au grand désarroi des parents, rapporte le journal "Le Soir".
C'est en particulier dans le nord de Bruxelles que la situation est la plus préoccupante, là où l’on a fortement développé l’offre de logements.
13.000 places d'ici 2017
Pour répondre aux besoins en scolarisation pour ces nouvelles populations, un plan de construction d'écoles a été engagé qui permettra de créer 13.000 nouvelles places à Bruxelles d'ici 2017. Mais en attendant, la situation est déjà très tendue. La rentrée 2014 risque d’être particulièrement problématique estime-t-on sur le terrain puisque la population d'enfants en âge d'être scolarisés l'an prochain augmentera de l’équivalent de 60 classes…
Mais comment gérer au mieux cet afflux de demandes ? En augmentant la capacité d'accueil des écoles existantes ou en créant de nouveaux établissement scolaires ?
Les directeurs d'école plébiscitent la deuxième solution. Augmenter la capacité d'accueil d'une école, ne signifie pas ajouter des tables dans une classe. Ce sont toutes les infrastructures (cour de récréation, toilettes, réfectoire…) qu'il faut aussi revoir, ce qui peut être très compliqué à réaliser. De plus, agrandir une école nécessite souvent d'acquérir un terrain à proximité. Or, s'il existe des aides à la rénovation ou pour acheter un bâtiment, il n’y en a aucune pour acheter un terrain.
P.G.

