« L’anniversaire », un roman sans pardon sur la famille


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« L’anniversaire », un roman sans pardon sur la famille
Par Angélique Tasiaux
Journaliste de CathoBel
Publié le
2 min

Cela fait dix ans que le narrateur de cette histoire n’a plus vu ses parents. Au moment de la date-anniversaire de cette rupture consommée, il dresse l’état des lieux de leurs relations. Comment en sont-ils arrivés là ?

Avec L’anniversaire, l’écrivain italien Andrea Bajani dépeint les mécanismes de la violence ordinaire et intrafamiliale. Il dissèque, comme avec un scalpel, une tension qui devient palpable et une atmosphère que l’on pressent irrespirable. "Cet épisode de violence domestique laissa, comme tous les autres, sous la forme d’une hallucination, le souvenir très vif d’un fait qui n’était pas lié à notre vie commune et qui, par conséquent, sans soutien d’aucune sorte, se dissolvait ensuite", commente le fils devenu adulte.

Lauréat du prix Strega 2025 en Italie, cet ouvrage, tout juste publié en français, pêche par absence d’espérance. Il n’y a aucun pardon à attendre et pas de retrouvailles à solliciter, même en songe. Seule lueur en fin de volume, l’allusion à un enfant, qui semble, lui, l’objet de multiples attentions affectueuses. Guérit-on jamais de relations familiales désastreuses ou toxiques ? L’éloignement des kilomètres est-il l’unique issue quand l’étouffement guette ? "La géographie a toujours été le garde-fou de toutes les dysfonctions familiales", constate le narrateur. Dans son cas, un père tyrannique, avant lui, une mère instable, avec pour résultat une fuite probablement salutaire.

Angélique TASIAUX

Andrea Bajani, L’anniversaire. Gallimard, 2026, 160 pages.

Catégorie : Culture

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