Le 29 janvier, le roi Albert II a prononcé un discours aux autorités du pays. Un discours particulièrement attendu dans ce contexte sociopolitique tendu.
Faisant allusion aux événements qui ont récemment porté ombrage à certains membres de sa famille, le chef de l'Etat a d'emblée rappelé que la famille royale a le devoir, quelles que soient les circonstances, de "donner l'exemple".
Ensuite, le roi Albert II a dressé un rapide tableau des événements, tant économiques que sociaux, survenus en 2012 et des réformes qui ont été mises en oeuvre. Parmi les faits épinglés, se trouvent notamment un redressement budgétaire que le roi qualifie de "remarquable" et une crédibilité retrouvée sur la scène internationale. Et le roi de mentionner des observations élogieuses d'organisations internationales "pour évaluer de façon objective nos propres efforts, et pour prendre un peu de hauteur dans les commentaires". Cependant, la situation n'est pas idyllique pour autant. L'occasion de rappeler la nécessité de la construction européenne, avec un effort de relance qui soit davantage "coordonné" à l'ensemble des pays européens.
La réforme de l'Etat, fruit d'un "travail considérable", n'a pas été oubliée de cette recension annuelle, le roi évoquant "la solution du problème BHV" et "un transfert significatif de compétences". Enfin, le roi a également mentionné des réformes majeures en matière de procédure d'asile, lutte contre la fraude fiscale et sociale, et dans le domaine de l'énergie. Une façon de porter à l'attention du grand public le bulletin d'un gouvernement plus efficace qu'il n'y paraît… Et Albert II de souligner combien la nation belge "sous-estime ses propres réalisations".
Le discours du roi s'est terminé par un appel à l'unité du pays, afin de mettre en œuvre la dernière réforme de l'Etat en date et soutenir l'emploi. Un vœu pieux en ces temps de licenciements.
Retrouvez le discours complet en cliquant ici.
A. T.

