Au cœur des programmes: que pensent les partis de la laïcité de l’Etat ? (1/4)


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Au cœur des programmes: que pensent les partis de la laïcité de l’Etat ? (1/4)
Par La rédaction
Publié le - Modifié le
3 min

Cette semaine, CathoBel se plonge dans les programmes des six principaux partis belges francophones. En matière de laïcité et de neutralité, les distinctions ne sont pas énormes. Mais certains accents spécifiques existent...

PTB

Le PTB plaide pour que les religions s’organisent librement au sein d’organes représentatifs "qui servent de points de contact avec les autorités, sans imposition artificielle par le gouvernement". Favorable à une "approche inclusive", il estime que les communautés religieuses doivent pouvoir célébrer leurs traditions et fêtes dans l’espace public (en concertation avec les autorités), et plaide pour un jour férié officiel que les communautés pourraient utiliser "pour leurs célébrations respectives".

PS

Le PS consacre un chapitre entier (de 8 pages) à la question. Mesure-phare: l’inscription de la laïcité dans la Constitution. Le PS souhaite aussi interdire, dans les actes médicaux de nature bioéthique, toute clause de "conscience" institutionnelle. La neutralité des agents des services publics est un autre thème cher aux socialistes. "Pour le PS, cette exigence de neutralité interdit aux agents qui exercent des fonctions d’autorité (…), et qui sont en contact visuel avec le public, de porter des signes convictionnels visibles."

ECOLO

"Nous défendons le principe de la neutralité et de l’impartialité de l’Etat", indique le programme. "Ce principe est une garantie de non-discrimination pour les usager(ères) des services publics. Il doit s’inscrire dans la Constitution." Ecolo estime que la liberté de porter des signes convictionnels doit être le principe de base – tandis que leur interdiction doit être l’exception. La liste des fonctions concernées par une interdiction doit être fixée "dans la recherche d’une adhésion large à l’échelle de l’autorité concernée".

Les Engagés

Les Engagés estiment que "l’Etat doit adopter une position de neutralité bienveillante et d’impartialité totale". Ils plaident pour la création d’un "cadre commun dans lequel les religions (…) puissent se pratiquer dans le respect du pluralisme et de la sécularisation". Les centristes sont favorables au port de signes convictionnels "pour autant qu’ils ne contreviennent pas à la loi et la sécurité", ni qu’ils ne violent la neutralité de l’Etat. Un élu peut ainsi conserver un signe convictionnel… sauf s’il endosse des responsabilités exécutives.

DéFI

La "laïcité politique" est l’un des grands axes de campagne du parti amarante. Cette laïcité constitue, pour DéFI, "la clef du vivre ensemble et de la citoyenneté". Estimant que le principe de neutralité ne suffit pas, DéFI veut inscrire la laïcité politique dans la Constitution. Il y voit un rempart "face à la recrudescence des intégrismes et l’influence des lobbys religieux". Il plaide aussi pour qu’aucun fonctionnaire ne puisse porter de signe convictionnel, visant aussi bien les religions que des tendances politiques ou philosophiques.

MR

Les libéraux plaident pour l’inscription de la neutralité de l’Etat dans la Constitution. Parallèlement, ils s’opposent au principe des "accommodements raisonnables" ("des atteintes à l’égalité [qui] manifestent également une rupture du principe d’impartialité de l’Etat qui veut qu’aucune religion ne puisse être invoquée pour se soustraire à la loi commune"). La neutralité des services publics est aussi un thème cher au MR: "L’administration et les services publics [doivent] observer la plus grande neutralité en matière de signes convictionnels".

Catégorie : Belgique

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