Le travail, soutien de la dignité


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Le travail, soutien de la dignité
Par Angélique Tasiaux
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
2 min

Lors de la 101e session de la Conférence internationale du Travail, à Genève, c'est Mgr Tomasi, l'observateur permanent du Saint-Siège aux Nations-Unies, qui a pris la parole.
D'emblée, Mgr Tomasi a rappelé que la moitié des travailleurs du monde, soit plus d'un milliard et demi de personnes, a un emploi précaire, et que plus de 200 millions de personnes sont officiellement au chômage, parmi lesquelles un tiers de jeunes.

Pour un redressement économique, l'archevêque invite à une "nouvelle vision" et des "investissements stratégiques" pour "fournir de l'emploi" et "soutenir les entreprises", renouvelant l'appel à "mettre la personne au centre" pour que puisse avoir lieu un "véritable développement, qui soit intégral et durable".

Le travail, souligne-t-il, "est plus qu'un emploi" : il implique, en plus de se dépenser pour "atteindre de bons résultats", la capacité "d'accomplir une vocation personnelle". En ce sens, "le travail exprime et renforce la dignité de l'homme". L'archevêque a toutefois relevé que la mobilité tend à "créer de nouvelles formes d'instabilité psychologique", soulevant des "difficultés à former des plans de vie cohérents, y compris par le mariage".

Mgr Tomasi a souligné la nécessité d'être attentif à l'emploi des jeunes, eux qui sont "plus vulnérables aux chocs économiques".

Pour "reformer le système de sécurité sociale", l'archevêque invite à être attentif à la famille, en particulier pour soutenir la "responsabilité de ceux qui sont la source première de revenus pour leurs proches parents". Il prône un "niveau de vie adéquat pour la santé et le bien-être" de chacun, avec "des conditions de travail saines, la protection du salaire, des horaires de travail décents".

Le marché mondial a poussé les pays riches à "rechercher des régions où externaliser la production à bas prix", pour "réduire le prix de nombreuses marchandises", "augmenter le pouvoir d’achat" et ainsi "accélérer le niveau de développement en termes de disponibilité des bien de consommation sur le marché domestique". Ces processus, constate l'archevêque, ont conduit au "dégraissage du système d'aide sociale comme prix à payer pour de meilleurs avantages compétitifs sur le marché mondial", avec pour conséquence "de graves dangers pour les droits des travailleurs, les droits humains fondamentaux et la solidarité".

zenit/at


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