Opinion – L’état des hôpitaux dépend de nous


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Opinion – L’état des hôpitaux dépend de nous
Coronavirus transition by hand contact. Comic photo of hands in Creation of Life style and hand drawn coronavirus
Par Anne-Françoise de Beaudrap
Publié le - Modifié le
2 min

"Il est minuit moins une" s'alarme Marius Gilbert dans un tweet très relayé sur les réseaux sociaux et dans les médias généralistes. L'épidémiologiste très habitué des plateaux TV a le sens de la formule. Peu de temps après l'énoncé des nouvelles mesures restreignant encore l'accès aux loisirs et aux matchs sportifs, l'expert scientifique demande à tous les influenceurs de marteler ce message : le coronavirus nous concerne tous. La meilleure preuve est, malheureusement pour elle, l'hospitalisation de Sophie Wilmès aux soins intensifs, la vice Première ministre qui a tant plaidé pour les gestes barrière et le "stop corona".

Alors réjouissons-nous que toutes nos activités quotidiennes ne soient pas stoppées par décision fédérale ou régionale. Les salles de spectacles, les commerces et les églises peuvent encore recevoir le public selon les protocoles déjà en vigueur. De nombreux groupes se préparent, ou se sont préparés, à prendre des mesures plus strictes et beaucoup d'activités sont d'ores et déjà repassées en mode virtuel. Rien n'empêche chacune et chacun d'adopter à titre personnel des règles plus rigoureuses pour préserver sa famille et les personnes rencontrées.

Malgré la lassitude que nous pouvons tous ressentir pour les réunions par écrans interposés, et pour le manque de contact humain, rappelons-nous cette frayeur qui nous atteint à chaque fois que nous entendons: Monsieur Untel est positif, Madame Unetelle est malade, … Cette inquiétude se renforcera quand nous apprendrons que quelqu'un de proche est à l'hôpital, dans un état grave. Le personnel soignant, dont nous saluons le courage en ces temps de surcharge professionnelle, commence déjà à alerter que des choix devront peut-être être faits entre les soins de certains patients si les structures hospitalières se remplissent aussi vite.

Avant de partir chercher un énième rouleau de papier toilettes au supermarché, demandons-nous toujours si ce déplacement nécessite de prendre tant de risques d'être éventuellement contaminés. Le même raisonnement s'applique aux déplacements professionnels non indispensables, aux activités de loisirs, etc. Ne négligeons ni le port du masque ni le lavage des mains ou la distance entre les personnes qui sont aussi nécessaires pour que le virus ne circule pas par nous. A la place, jouons du regard et du sourire derrière nos masques pour que les personnes que nous croisons en soient positivement contaminées !

Anne-Françoise de Beaudrap


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