Un sursaut nécessaire !


Partager
Un sursaut  nécessaire !
Par Jean-Jacques Durré
Publié le
2 min

Ces dernières semaines ont été marquées par un changement de comportement des citoyens, qui inquiète. Tout le monde a vu ces images ahurissantes filmées sur les quais de la gare d’Ostende, où les gens, faisant fi des mesures sanitaires et de toute prudence, en seraient venus aux mains pour… avoir une place dans le train vers Bruxelles! Il y a quelques jours, dans une grande surface où l’on demande aux clients de garder cette distance d’un mètre et demi entre eux, deux altercations ont éclaté parce que certains ne respectaient pas la file et tentaient de passer avant d’autres. Le ton est monté, injures à la clé, ce qui a obligé le gérant du magasin à intervenir. Sans parler des tristes incidents du week-end dernier à Blankenberge.
D’où l’inquiétude: où sont donc passés ces gestes de solidarité et d’attention à l’autre que nous avons connus au début de la crise sanitaire? Certes, on peut comprendre que la lassitude de devoir porter le masque, de faire la file au magasin ou d’attendre, s’installe. Cela fait six mois que les gestes de sympathie les plus élémentaires nous sont interdits. Ne plus pouvoir serrer des mains, enlacer ou embrasser les membres de notre famille, donner une accolade amicale… toutes ces interdictions ont atteint la limite du supportable. Et la chaleur caniculaire n’arrange rien, le port du masque devenant presqu’un outil de torture.
Mais, ne pas respecter les mesures-barrières est faire preuve d’irresponsabilité. D’abord pour soi-même: aujourd’hui, personne n’est à l’abri de ce virus. Ensuite et surtout pour les autres, a-t-on le droit de faire courir des risques à ceux que nous côtoyons, même s’ils nous sont inconnus? Toutes les personnes qui ont été atteintes par le Covid-19 vous raconteront le calvaire physique et mental qu’elles ont vécu. Sans oublier ceux qui ont vu des proches en mourir.
Un sursaut est nécessaire. Retrouvons ces beaux gestes d’entraide vus au début de la pandémie. Comme croyants, nous pouvons jouer un rôle moteur pour en revenir à davantage d’attention à l’autre. Et nos dirigeants doivent affiner leur communication, parce que celle-ci étant peu claire à comprendre, cela ouvre la porte aux comportements irrationnels. Il faut rapidement un gouvernement fédéral pour faire face à cette crise qui n’est pas près de s’estomper, si on en croit les scientifiques. Faire preuve de responsabilité est ce que nous attendons de nos élus.

Jean-Jacques DURRÉ

Catégorie : En dialogue

Dans la même catégorie