Prends soin de toi…


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Prends soin de toi…
Par Jean-Jacques Durré
Publié le
2 min

Depuis le début de l’épidémie de Covid-19, cette phrase ponctue chaque fin de contacts que ce soit verbalement, par mail, SMS ou téléphone. Elle est révélatrice de ce que nous vivons. La distanciation sociale et le confinement obligatoire sont lourds à supporter. Certains sont certes un peu privilégiés parce qu’ayant un jardin ou n’étant pas isolés, mais être privés de tout contact nous fait subitement prendre conscience que les autres ont de l’importance pour nous. Bien plus que nous ne pouvions l’imaginer. On s’aperçoit que derrière les chiffres qui nous sont fournis chaque jour sur le nombre de décès, de contaminations et d’hospitalisations, il y a des réalités humaines douloureuses: l’angoisse, la tristesse, le doute, la peur… Sans oublier le drame que représente, lorsque c’est le cas, le fait de ne pas pouvoir accompagner un être cher mourant ou de participer à des funérailles. C’est une situation sans précédent dans l’Histoire récente, qui peut conduire parfois, on l’a vu, à des comportements irrationnels.
Mais, comme le souligne le philosophe Martin Steffens, il ne faudrait pas que cette peur nous conduise encore à renforcer notre peur de l’autre. Pour cela, une fois la pandémie déclarée finie, il faudra que la confiance soit là, à tous niveaux. Car, soyons-en persuadés: nous ne vivrons plus comme avant.
Nous pouvons certes nous dire qu’après chaque grande crise ou catastrophe, comme les attentats terroristes, un élan de solidarité spontanée naît pour s’étioler ensuite. Pourtant, cette fois, par le fait que nous sommes tous touchés par cette épidémie, à des degrés divers il est vrai, la solidarité nous concerne aussi parce qu’elle s’adresse à… chacun de nous.
Dans cette édition de Dimanche, vous trouverez des initiatives qui apparaissent çà et là, pour vivre au mieux sa foi et sa spiritualité, au moment où nous sommes privés de sacrements et de liturgie, en cette période de carême qui prend une dimension subitement tout autre.
Nos équipes restent mobilisées et motivées, malgré des conditions de travail pas faciles, pour vous apporter chaque semaine de quoi alimenter votre information. Et nos pensées vont, comme l’a déclaré le pape François, vers ces "héroïnes et héros sans nom", qui font la "une" des journaux, mais qui risquent leur santé pour venir en aide aux autres. Ces "autres" qui nous rappellent cette parole du Christ: "Tu aimeras ton prochain comme toi-même!"

Jean-Jacques DURRÉ

Catégorie : En dialogue

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