Homme de Dieu


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Homme de Dieu
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
2 min

"Humble", "jeteur de ponts", "soucieux d’ouverture et de dialogue", "affable", "doté d’un grand sens de l’humain", "artisan de paix"… les qualificatifs n’ont pas manqué dans les hommages qui ont été rendus à l’annonce du départ pour la Maison du Père, du cardinal Godfried Danneels. Des hommages mérités, élogieux, mais qui, en définitive, montrent le seul et unique aspect de la personnalité de l’archevêque émérite décédé: celle d’être un homme de Dieu. Un homme d’Eglise aussi, mais d’abord un homme de Dieu, fervent dans la prière, empreint d’espérance. Pas un "Prince de l’Eglise", mais un ecclésiastique proche des gens, doté d’une forte spiritualité.
Ceux qui l’ont rencontré se souviennent de sa voix douce et posée, qui était celle aussi de ses homélies. Une douceur qui émanait d’une réalité: Godfried Danneels vivait l’Evangile! La Bonne nouvelle du Christ était pour lui un moyen de ne pas désespérer de ce monde, en proie à bien des troubles, ni de l’Eglise avec sa crise des vocations ou la remise en question par les fidèles de certaines règles, qui plus est dans une société agitée par des débats éthiques.
Godfried Danneels évitait le conflit frontal, persuadé que dans le dialogue, les positions ont davantage de chance de se rapprocher, sans pour autant se rejoindre. Avec un but: agir pour le bien commun.
Comme l’a souligné le cardinal De Kesel, Godfried Danneels "a été pasteur d’une Eglise et il est devenu le berger de la Belgique". Tout est dit!

Jean-Jacques DURRÉ

Catégorie : En dialogue

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