L'archevêque de Tunis, Mgr Maroun Lahham, s'est exprimé à propos des élections du 23 octobre, les premières après le printemps arabe. Il espère que son pays soit "un laboratoire de la liberté et de la démocratie".
En juillet dernier, Mgr Lahham écrivait déjà dans une lettre pastorale : "Nous sommes certainement pour la séparation de la 'mosquée et de l'État', mais nous affirmons tout haut qu'une société démocratique saine doit avoir comme base des valeurs qui ont, quoi qu'on dise, une racine religieuse (liberté, respect, paix, égalité, choix préférentiel pour les pauvres, solidarité…). Les pères fondateurs de l’Europe d'aujourd’hui étaient aussi des hommes de foi et ils ont su éclairer leur vision du monde d'une lumière évangélique qui a l'amour pour repère essentiel.".
Lucide, l'évêque "met en garde contre un enthousiasme excessif", estimant qu' "Il y a encore des incertitudes et des confusions, notamment en partie parce que c'est une nouveauté. Selon le dernier sondage, conclut-il, les gens veulent essentiellement du travail et de la sécurité. Toutes les autres promesses sont du vent…".
la Croix/at

