Lors de la conférence de presse du 9 octobre, sur les travaux de l'assemblée synodale, le diacre belge Geert De Cubber a mis en lumière l'importance du diacre dans l'Eglise. "La tâche du diacre est d'aller là où l'Église ne va pas, a-t-il précisé devant les journalistes au Vatican, vers ceux qui sont marginalisés par l'Église elle-même et par la société, et de les ramener dans l'Église".
Vous le savez, une particularité de ce Synode des évêques est, qu'en plus des évêques, également des diacres, prêtres, religieux et laïcs sont participants et ont le droit de vote.
Parmi les six Belges présents à Rome en ce mois d'octobre, pour la session conclusive du Synode, nous retrouvons Geert De Cubber, un diacre aux multiples casquettes. Germaniste et théologien, il est diacre permanent du diocèse de Gand. Au sein de l'évêché gantois, Geert De Cubber exerce aussi en tant que délégué épiscopal pour la catéchèse et la pastorale de la jeunesse et de la famille.
Ancien professeur et journaliste, Geert De Cubber l'un des dix "non-évêques" choisi en Europe par le Pape François pour participer au Synode. Il est le seul membre de l'assemblée des diacres permanents marié avec des enfants, au niveau de l'Église latine.

Le rôle du diacre ? "Aller vers ceux qui n'ont pas de voix et les ramener dans l'Eglise"
Dans la salle de presse vaticane, Geert De Cubber a été très sollicité par les journalistes.
Le diacre belge a répété ce qu'il avait dit dans la salle du Synode: le diacre est un "bâtisseur de ponts" dans la famille ("moi, a-t-il confié, j'ai fait un 'pré-synode' avec ma femme et mes trois enfants, pour pouvoir être ici"), avec d'autres familles, dans la communauté et aussi avec la société extérieure, "et cela peut être vraiment utile dans une société sécularisée" comme la Belgique, que le Pape a visitée fin septembre, après le Luxembourg.
La tâche du diacre, a-t-il ajouté, est d'aller "là où l'Église ne va pas, vers ceux qui n'ont pas de voix et qui sont marginalisés par l'Église elle-même et par la société, et de les ramener dans l'Église". Dans une Église où les pratiquants sont souvent fatigués et âgés, et où "si nous ne marchons pas de manière synodale, l'Église ne survivra pas", le diacre belge a cherché à introduire la synodalité parmi les jeunes, en unissant les pastorales des jeunes de tous les diocèses de langue flamande dans cet effort. "Entre-temps, nous avons changé de nom, nous sommes désormais 'Kamino', le 'k' indiquant que nous sommes catholiques, Katholiek dans notre langue".
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Répondant à la question d'un journaliste, il a admis que les diacres auraient pu être mieux représentés au synode et qu'il savait que les nombreux diacres des États-Unis n'étaient "pas très heureux que nous soyons si peu nombreux". Il a donc proposé une réunion post-synodale des diacres, comme cela a été fait cette année avec les prêtres de paroisse. "Être diacre, conclut Geert De Cubber, n'est pas du tout pour moi une préparation au sacerdoce, je n'ai pas cette vocation. Notre ministère est exclusivement un ministère de service".
Clément Laloyaux (avec Vatican News)

