Président de l'association Pro Petri Sede et de la Banque alimentaire de Liège, l'homme a tracé l'essentiel de sa carrière dans la diplomatie. Un domaine dans lequel il est tombé un peu par hasard... "Je suis devenu diplomate sans très bien savoir de quoi il s’agissait… Mais au final, je n’ai jamais regretté ce choix", constate aujourd’hui cet homme qui a notamment représenté la Belgique au Vatican.

Kinshasa, Washington, représentation permanente auprès de l’Union européenne… Les postes s’enchaîneront. Après avoir terminé sa carrière au Vatican, cet homme de foi poursuit ses missions. Devenu une sorte d’ambassadeur du pape, il se met aussi au service d’un monde meilleur…
C’est quoi, au fond, être diplomate? Etre au service de la paix, du dialogue, d’intérêts nationaux?
Le diplomate est d’abord au service de son pays. Il est engagé par lui et il s’engage pour lui. Il faut donc que la personne soit suffisamment en accord avec son pays, avec ce que celui-ci défend. A titre personnel, dès le début, j’étais attiré par l’engagement de la Belgique en faveur de la construction européenne et la recherche d’un monde plus pacifique.
Pouvez-vous nous partager l’une ou l’autre expérience marquante?
En principe, on reste 3 à 4 ans dans un même pays. On essaie d’apprendre à le connaître, on y met chaque fois une partie de son cœur. Mais, avant tout, on tâche de servir son propre pays. J’ai commencé au Congo – qui était encore Zaïre. Depuis l’indépendance, en 1960, la Belgique et le Congo passent d’une crise à l’autre parce qu’il y a pas mal d’incompréhension mutuelle. Etre sur place permettait de mieux se rendre compte de la situation locale. J’étais là pour favoriser une meilleure compréhension mutuelle. Au-delà, cela permet en fait d’être au service d’ une société plus humaine. Ensuite, je suis allé aux Etats-Unis. Le cadre était totalement différent. Si les relations entre les deux pays étaient excellentes, il y avait des tensions commerciales entre l’Union européenne et les Etats-Unis. J’ai pu faire l’expérience de la solidarité européenne face au bulldozer américain.
Recueilli par Vincent DELCORPS
Pour aller plus loin
Retrouvez le podcast de l'émission Pleins feux avec Bruno Nève, ambassadeur au service du Pape et du bien commun
