Edito – La chance de l’Eglise belge


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Edito – La chance de l’Eglise belge
Par Vincent Delcorps
Publié le
2 min
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C’est donc la semaine prochaine que les évêques belges se rendront à Rome pour effectuer leur visite ad limina. Un examen? Un grand oral? Certainement pas – et certainement pas d’abord. Tous nos évêques le répètent: en premier lieu, cette visite est un pèlerinage. Et même si ce n’est pas cette dimension qui fera le plus de bruit, nous aurions tort de ne pas la souligner. Au contraire: nous pouvons nous en réjouir et porter cette démarche dans nos prières.

Nos évêques présenteront aussi à la Curie l’"état de l’Eglise de Belgique". Force est de constater qu’on y trouvera pas mal d’éléments plutôt critiques. Même si le feu de la foi demeure bien présent dans nos diocèses, l’on sait aussi qu’il touche de moins en moins de nos concitoyens. Ce qui se traduit par une multitude d’indicateurs à la baisse: chute des vocations sacerdotales, diminution du nombre de mariages et de baptêmes, fermeture d’églises, remise en question des traces du catholicisme dans l’espace public…

Un peu déprimant? Un élément mériterait d’attirer davantage notre attention. Car il peut être source d’une véritable consolation. Notre pays a l’immense chance d’être international et de brasser nombre de cultures. Avec ses 180 nationalités représentées, Bruxelles n’est-elle pas même l’une des villes les plus cosmopolites du monde?

Il est certain que cette diversité peut susciter en nous questionnements et inquiétudes – osons reconnaître nos peurs en la matière, car les taire ne ferait que les alimenter. Mais elle doit aussi nous réjouir. Car pour l’Eglise, elle est une chance! Dans bien des lieux, des églises sont partagées ou confiées à des communautés étrangères, catholiques ou pas. Pour de nombreuses personnes venues d’ailleurs, la foi est un formidable vecteur d’insertion. Et sur les 2.300 ministres du culte actifs en Belgique, on compte plus de 450 étrangers.

S’il y a là une chance, il y a aussi un défi. En bien des lieux, on se rassemble par communauté. Et l’on ne connaît les autres que de loin. Ne pourrait-on faire un pas de plus? Apprendre à se connaître, s’enrichir de ses différences, se réunir autour de la prière et de la vie fraternelle? Pas seulement pour assurer le dynamisme de l’Eglise en Belgique. Mais également pour goûter, au plus profond de nous-mêmes, les joies de la fraternité universelle.

Vincent DELCORPS

Catégorie : En dialogue

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