Les enjeux du voyage papal au Kazakhstan


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Les enjeux du voyage papal au Kazakhstan
Par Christophe Herinckx
Journaliste de CathoBel
Publié le
3 min

Du mardi 13 au jeudi 15 septembre, le pape François se rend au Kazakhstan. Il y participera au VIIe Congrès des chefs des religions mondiales et traditionnelles. L’occasion de promouvoir la paix et de rencontrer la petite communauté catholique de ce pays.

Nour-Soultan by night. CC-BY-Алексей Тараканов - Flickr

Vingt-et-un ans après la visite de Jean-Paul II, le pape François entame, ce mardi 13 septembre, un voyage apostolique au Kazakhstan (le 38e de son pontificat). Le premier motif de ce déplacement dans cet immense pays d’Asie centrale est sa participation au VIIe Congrès des chefs des religions mondiales et traditionnelles, qui se réunit dans la capitale Nour-Soultan les 14 et 15 septembre. C’est la première fois qu’un pape est personnellement présent à ce Congrès.

✍️ Lire aussi: On connait le programme du voyage papal au Kazakhstan

"Notre monde a soif de paix"

Le premier et principal enjeu de ce voyage est donc le dialogue interreligieux et la paix, comme François l’a exprimé lors de l’Angelus de ce dimanche 11 septembre: sa visite "sera l'occasion de rencontrer de nombreux représentants religieux et de dialoguer en frères, animés par le désir commun de paix, paix dont notre monde a soif". Le thème du Congrès est "Le rôle des dirigeants des religions mondiales et traditionnelles dans le développement spirituel et social de l'humanité dans la période post-pandémique". 108 délégations de 50 pays ont confirmé leur présence.

François rencontrera-t-il le président Xi Jinping?

Deux autres enjeux peuvent être relevés. D’abord, sa rencontre avec le président Kassym-Jomart Tokaïev, qui a succédé à Noursultan Nazarbaïev en 2019. Comme l’ont rappelé les manifestations durement réprimées début 2022, le Kazakhstan subit un régime autoritaire, où les brutalités policières et la torture sont monnaie courante.

Au moment où ces lignes sont écrites, on imagine que le pape aura su utiliser des mots justes et forts pour, comme à son habitude, "dire les choses" dans le respect de son interlocuteur… Il est également possible, mais non confirmé, que le pape rencontre le président chinois Xi Jinping, qui sera présent dans la capitale kazakhe. Par contre, le patriarche Cyril de Moscou ne devrait pas participer au Congrès.

Catholiques (ultra)minoritaires mais témoins de l'Evangile

Dernier enjeu: la rencontre de François avec les catholiques du pays, en particulier les évêques, prêtres, diacres, religieuses et religieux présents au Congrès, en la cathédrale Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours de Noursoultan. Dans ce pays où l’islam est la religion majoritaire (70,2%), les chrétiens – majoritairement orthodoxes – représentent 26,2% des habitants. Les catholiques, quant à eux, pour la plupart des descendants de Polonais et d’Allemands, forment 2,6% de la population totale.

Le pape compte néanmoins sur eux pour être des témoins de l’Evangile, de la paix et du dialogue, dans ce pays au passé marqué par les persécutions soviétiques, et dont le présent demeure marqué par des répressions politiques. C’est le message que François, depuis plus de neuf ans, adresse aux catholiques, dans les pays où ils sont (ultra)minoritaires.

Christophe HERINCKX, avec Vatican News


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