Vendredi dernier, 11 juin, les ambassades de Belgique et de Grande-Bretagne auprès du Saint-Siège ont organisé un symposium à l'occasion du 100e anniversaire du début des Conversations de Malines. Cette année, il y a effectivement un siècle que des contacts ont été établis entre des membres de l'Église anglicane, dont Lord Halifax et l'archevêque d'York et le cardinal Mercier, archevêque de Malines. Entre 1921 et 1927, elles devaient aboutir à cinq discussions privées entre anglicans et catholiques.
« L’hiver ne peut pas durer ! »
Le symposium de Rome a réuni de nombreux personnalités, soit en personne, soit par lien vidéo. Ils ont examiné l'impact et l'héritage des Conversations de Malines et l'avenir de l'œcuménisme. Le symposium a commencé par un message du Cardinal Jozef De Kesel, qui a été lu par Mgr Dirk Smet, Recteur du Collège belge à Rome.
Le Cardinal a souligné que le souvenir des cent ans des Conversations de Malines nous rappelle avec insistance combien la question de l’unité est urgente et plus précisément l’unité visible de l’Eglise. Cardinal De Kesel « Unité dans la diversité, ‘ unie mais non absorbée ‘, bien évidemment, mais une unité véritable. Cela doit nous inviter tous à un temps de discernement comme le dit si souvent le Pape François. Discernement non pas seulement par les plus hautes instances de l’Eglise mais aussi par les communautés de croyants elles-mêmes. Il n’est pas bon que chaque Eglise ou Communauté ecclésiale se replie sur elle-même dans un réflexe identitaire. C’est donc aussi pour cette raison que nous ne pouvons pas oublier l’œuvre des pionniers. L’hiver ne peut pas durer ! C’est l’espérance et la prière que je partage avec vous tous aujourd’hui. »
Pour le message intégral du Cardinal De Kesel lors de la célébration à Rome des 100 ans des Conversations de Malines : cliquez ici
Pour le programme complet du symposium : cliquez ici