Depuis des mois, nous sommes confrontés à une pandémie sans précédent, qui a éprouvé le monde entier. Cette crise sanitaire est une crise globale qui a touché tous les secteurs de la vie. Elle en affectera hélas encore dans les semaines et mois qui viennent. Quand on songe aux bons vœux que nous nous sommes adressés en début d’année, pour que celle-ci apporte joies et santé, on s’aperçoit que la vie est faite d’incertitude et que tout peut basculer en un instant, révélant notre fragilité. Au vu de celle-ci, mais surtout des souffrances qu’elle a infligées, nous ne pouvons pas considérer cette crise comme une simple parenthèse douloureuse; une crise passagère.
Notre devoir est d’analyser cette période noire dans sa globalité et se poser la question de savoir ce que nous allons, chacune et chacun, en retirer. Le confinement nous a imposé une coupure nette de nos liens sociaux, nous obligeant à réinventer notre quotidien. Ces liens fraternels et amicaux, mis entre parenthèses, ont fait comprendre combien l’autre compte. Par ailleurs, de belles initiatives sont apparues avec en filigrane un mot: solidarité! Gageons que ces contacts noués, même à distance, subsisteront.
La vie est faite de leçons. Lesquelles méritent une réflexion profonde. Cette crise inédite de la vie moderne doit nous interpeller et nous pousser à nous interroger. Ce questionnement est vital si nous voulons que notre société change. Il doit servir de base pour favoriser un approfondissement sur ce que sera désormais notre quotidien et surtout, notre avenir.
Dès aujourd’hui, à tous niveaux, il nous faut étudier les causes de la crise, ses conséquences et les solutions qui s’imposent. Cette réflexion doit être menée sur les plans personnel, relationnel, familial, social, national et international. Mais aussi sur les modèles économique, politique, écologique que nous souhaitons pour les générations futures. Un monde sans âme n’est plus possible, le Covid-19 l’a montré.
Dès à présent, sur la base des différents enseignements que la crise nous fera apparaître, nous sommes invités à bâtir une société nouvelle, plus équitable, plus solidaire et plus soucieuse des beautés de la Création qui nous a été confiée. Notre mission est donc de savoir comment ne pas oublier ce que nous avons appris de cette tempête sanitaire et comment ne pas le perdre.
Jean-Jacques DURRÉ
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