Préserver le bien commun


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Préserver le bien commun
Par Jean-Jacques Durré
Publié le
2 min

La crise sanitaire n’est pas encore derrière nous, hélas! Il est donc regrettable de constater qu’à nouveau des petites escarmouches et phrases "assassines" commencent à réapparaître. On sent l’impatience des partis politiques, un an après les élections, de se (re)positionner pour former un vrai nouveau gouvernement. Il ne faut pas perdre de vue que les pouvoirs spéciaux accordés au gouvernement de Sophie Wilmès, avec une large majorité de partis le soutenant de l’extérieur, ne l’ont été que pour une durée de trois mois, renouvelable une fois. C’est-à-dire au plus tard jusque fin septembre. Mais, la crise sanitaire montrant des signes heureux d’affaiblissement – sous réserve de confirmation dans les semaines à venir –, les vieux réflexes reviennent à la surface. Au point que nombreux sont ceux qui souhaiteraient que des négociations reprennent au début de l’été pour la formation d’une équipe fédérale reflétant les résultats des urnes du 26 mai 2019.
Ce n’est que normal. L’équipe de l’actuelle Première ministre n’est composée que de trois formations politiques qui, hors contexte de la crise sanitaire et des pouvoirs spéciaux, n’ont pas de majorité parlementaire. Qui plus est, les trois partis qui la composent ne sont pas sortis vainqueurs du scrutin de l’année de dernière.
Nous pouvons espérer qu’après la pandémie qui a causé beaucoup de tristesse, les ukases des uns à l’encontre des autres, ne seront plus de mise. C’est d’autant plus vital, que bien des difficultés et d’autres souffrances sont probablement à venir. Sur le plan social, il y a fort à craindre que le nombre de chômeurs ne s’accroisse. Des faillites d’entreprises ou de petits commerces seront inévitables, malgré les mesures prises pour tenter d’empêcher un désastre économique et social.
Le Bureau fédéral du Plan a estimé que l’impact du Covid-19 sera plus important que celui de la crise financière et économique de 2008. Et comme toujours, ce sont malheureusement les personnes vulnérables, qui possédaient déjà un niveau de bien-être en-dessous de la moyenne, qui seront particulièrement affectées.
Dans ce contexte, il faut rappeler à nos élus – surtout à ceux qui envisagent déjà de nouvelles élections à l’automne, ce qui serait une "gifle" à tous les Belges – que leur devoir est de préserver le bien commun. S’ils ne l’assument pas, ils ouvriront la porte aux votes extrêmes et porteront une lourde responsabilité devant l’Histoire!

Jean-Jacques DURRÉ

Catégorie : En dialogue

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