Le sens des responsabilités


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Le sens des  responsabilités
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
2 min

Depuis des semaines, la presse d’informations générales fait ses "choux gras" des pourparlers pour la formation d’un gouvernement fédéral. Entre notes, colloques singuliers, rencontres "secrètes", etc… il est bien difficile de faire la part des choses. Qu’importe!
Lorsque nous votons, nous attendons que nos élus agissent et travaillent pour le bien commun. Et, à quoi assistons-nous? J’ose l’écrire: à une couardise indigne de ceux qui prétendent nous diriger. "On" n’ose plus! Certes, il existe des divergences, parfois profondes, sur la manière de conduire le pays. Bien évidemment, les positions des uns sont aux antipodes de celles des autres. Mais le vrai courage, c’est d’arriver à dépasser les clivages, à tendre la main et reconnaître que la solution est toujours médiane. Le monde politique ne doit pas oublier qu’il est choisi pour servir le pays et veiller au bien commun.
Il faut dépasser les querelles de partis, les ukases, les invectives, les empoignades… ce n’est pas digne des femmes et des hommes qui souhaitent diriger le pays. En outre, cela représente un réel danger car tout cela constitue un terreau idéal pour les extrémistes de tous poils.
A contrario, il ne faut pas non plus adopter une démarche béate et niaise. Lorsqu’un parti, dit du centre, annonce vouloir se remettre en question, à la suite des mauvais résultats électoraux de mai dernier, en faisant appel à tous les citoyens, y compris ceux qui ne partagent pas ses idées, c’est au mieux puéril, au pire démagogique.
Pour un pays qui se veut moderne, de surcroît développé, il est intolérable d’avoir encore des gens qui sont à la rue, sans domicile fixe. Il est insupportable que des compatriotes doivent choisir entre manger et se soigner. Un Belge sur six est en situation de pauvreté! Peut-on encore tolérer cela?
Alors, oui, les petits jeux politiciens doivent cesser! Il y a urgence et pas seulement pour notre pays. La crise migratoire, le défi climatique, la lutte contre l’exclusion ou la pauvreté, le combat contre les inégalités, sont des défis qu’il faut relever sans attendre.
Si nos élus et dirigeants n’ont pas le courage de dépasser les clivages politiques, ils porteront une lourde responsabilité envers les générations futures et surtout devant ceux qui souffrent! Le sens des responsabilités est ce qui doit les habiter. Sans cela, ils seront emportés par le vent de la révolte!

Jean-Jacques DURRÉ

Catégorie : En dialogue

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