Le président français a proposé que le centre de conservation du Louvre qui doit ouvrir en 2019 à Liévin (Pas-de-Calais), puisse accueillir le patrimoine menacé en Irak et en Syrie. La décision doit être prise début décembre.
Le 1er novembre, François Hollande inaugurait la nouvelle exposition du Louvre Lens intitulée "L’Histoire commence en Mésopotamie". Au travers de plusieurs salles successives, les visiteurs pourront comprendre ce qui s’est passé pendant plus de trois mille ans entre le Tigre et l’Euphrate. Les œuvres rassemblées à Lens (Nord de la France) font de cette exposition l'une des premières de ce genre dans l'Hexagone.
Là où commence l'Histoire,
là où commence notre histoire
Le chef de l'Etat français inscrit cette inauguration comme un premier pas dans sa volonté de "protéger le patrimoine de l’humanité", démarche pour laquelle le président-directeur général du Louvre lui a soumis une cinquantaine de propositions. L'idée première consiste à mettre en valeur le patrimoine historique et culturel lié aux zones de conflits. En décembre, s'ouvrira une autre exposition au Grand Palais (Paris) présentant cette fois les "Sites éternels, de Bâmiyân à Palmyre".

CC-BY-SA-Odilia
Triste actualité
Lors de son discours, le président français a fait connaître les grandes lignes de la mission du futur centre de conservation de Liévin qui viendra en 2019 compléter le dispositif du Louvre: En plus d'accueillir les réserves du musée de Paris, Liévin aura aussi "une autre vocation hélas liée aux événements, aux drames, aux tragédies que nous pouvons connaître dans le monde, là où des œuvres sont en danger parce que des terroristes, parce que des barbares ont décidé de les détruire". La décision doit toutefois attendre une conférence internationale sur le patrimoine en péril qui se déroulera à Abou Dhabi début décembre. "Nous allons faire valoir que c'est au centre de conservation de Liévin que ces œuvres qui viennent de Syrie et Irak peuvent être mises à l'abri", a-t-il dit.
Toutefois, l'annonce de François Hollande n'a pas fait l'unanimité sur les réseaux sociaux. De nombreux internautes, choqués par le démantèlement de la "jungle" de Calais, qui estiment que les hommes, femmes et enfants sont ballotés d'un lieu à l'autre, s'offusquent de la différence de traitement entre les personnes et les objets.
Donc la France est candidate à l'accueil d'oeuvres d'art mais pas à celui d'êtres humains? #refugies #RefugeesWelcome
— Sihem (@Soss07) 1 novembre 2016
A.F. de Beaudrap (avec le Vif et la Voix du Nord)
