Retrouver du bon sens


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Retrouver du bon sens
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
2 min

130x142xJJD.jpg,Mic_.qU5pgXZdDV.jpg.pagespeed.ce.qU5pgXZdDVL’affaire du port du burkini en France semble mobiliser l’opinion publique et en tous cas une grande partie de la classe politique. Ce sujet a même traversé les frontières pour s’inviter au sein de nos édiles, dont certains emboitent le pas à leurs homologues français. Au-delà du fond de ce dossier – faut-il ou non interdire le port de cette tenue sur les plages? – il y a un aspect qui me semble dérangeant. A savoir que ce sujet apparaît comme primordial pour garantir l’ordre public. Une question me taraude: n’y a-t-il pas de dossiers plus importants à traiter?

L’économie est en panne et certains spécialistes estiment que l’on est à la veille d’une nouvelle crise, qui pourrait être plus grave que celle de 2008, dont nous payons encore les conséquences. La situation internationale ne cesse de s’aggraver. Les migrants, même s’ils sont moins nombreux, sont toujours à nos portes et font l’objet d’un marchandage honteux entre l’Union européenne et la Turquie, dont on doute de plus en plus du caractère démocratique. Cette Union européenne qui est, elle aussi, en rade, et dont certains dirigeants tentent de relancer le processus, semble impuissante à contrer le repli nationaliste et la montée du populisme. Sans parler de l’environnement et du réchauffement climatique. Dans de nombreuses régions du monde, des conflits meurtriers se poursuivent, dans l’indifférence et "dans un silence honteux".

Ce ne sont là que quelques grands chantiers et défis à relever d’urgence, pour tenter de les régler.

N’est-il donc pas temps de retrouver un peu de bon sens? D’en revenir à des dossiers qui, s’ils traînent, hypothéqueront l’avenir des prochaines générations. Ne faut-il pas, comme le souligne si souvent notre pape François, remettre l’humain comme la priorité ultime? Cela demande de la volonté et du courage. Ce n’est pas facile et les chantiers seront longs. Mais ils en valent la peine. Surfer sur la vague de l’anti-islamisme grandissant et sur la peur est indigne, a fortiori de la part de nos autorités.

Regardons l’avenir et non le passé. Attelons-nous, là où nous sommes, à travailler à ce monde plus juste et plus solidaire auquel nous invite l’Evangile. En ce temps de rentrée, plein de dynamisme grâce aux vacances, c’est le vœu que nous formulons pour chacune et chacun.

Jean-Jacques Durré

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