Le 10 septembre est reconnu comme la "Journée mondiale de prévention du suicide", depuis 2005. Cette année-là, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a choisi d'attirer l'attention sur ce phénomène qui touche près d'un million de personnes tous les ans. Pour un suicide, on compte 20 tentatives…
Au cours des 45 dernières années, l'OMS observe une augmentation de 60% des taux de suicide à travers le monde. Le suicide est d'ailleurs devenu l'une des 20 causes majeures de décès. Si en Europe et en Amérique du Nord ce sont les troubles mentaux qui constituent des facteurs de risque accrus, en Asie, c'est plutôt du côté de l'impulsivité qu'il faut chercher un élément déclencheur. La complexité du phénomène est liée au grand nombre de paramètres susceptibles d'intervenir, puisqu'il y a à la fois des facteurs psychologiques, sociaux, biologiques, culturels et environnementaux.
En Belgique, le Centre de Prévention du Suicide aborde "le problème du suicide d'un point de vue tant clinique que scientifique". Cinq caractéristiques sont essentielles aux yeux de l'asbl :
- Le suicide est un comportement
- Le suicide est déterminé à la fois par des facteurs de détresse individuelle et des composantes sociales
- La prévention du suicide est l'affaire de tous
- La prévention du suicide nécessite une approche individuelle et sociale
- Cette prévention s'inscrit entre interventionnisme et laisser-faire
Par ses campagnes et ses interventions, le Centre de Prévention du Suicide entend sensibiliser le public sur cette problématique complexe, aider les personnes en souffrance et soutenir les proches après un passage à l'acte.
Infos : Centre de prévention du suicide
A. T.

